Le mardi 20 octobre, des représentants du Collectif des citoyens du secteur informel haïtien et des petites entreprises (CCSIHPE) ont convergé vers la Primature de Port‑au‑Prince. Cette manifestation, la troisième d’une série, visait à rappeler aux autorités les difficultés croissantes rencontrées par les commerçants déplacés.
Conséquences de l’insécurité sur le commerce informel
Les déplacements forcés, liés à une insécurité persistante, ont contraint de nombreux vendeurs à abandonner leurs emplacements habituels, entraînant une perte de revenus immédiate. Sans espace de vente, ces acteurs, qui constituent une part importante de l’économie familiale, voient leurs moyens de subsistance s’éroder.
Parallèlement, la flambée des prix des produits de première nécessité accentue la précarité. Les commerçants, déjà fragilisés, peinent à couvrir les besoins essentiels de leurs ménages – alimentation, logement et frais de scolarité.
Demandes prioritaires du collectif
Le CCSIHPE réclame des mesures concrètes : indemnisation des pertes subies, réaménagement de zones commerciales sécurisées et assistance financière pour les familles touchées. Le groupe insiste également sur la nécessité d’un appui étatique durable afin de garantir la continuité des activités du secteur informel.
La rentrée scolaire alimente l’inquiétude : plusieurs parents commerçants n’ont pas les moyens d’acheter les fournitures scolaires de leurs enfants, ce qui menace la scolarisation de la prochaine génération.
Perspectives et prochaines étapes
Le collectif a annoncé la tenue d’une quatrième phase de mobilisation la semaine suivante, soulignant son intention de maintenir la pression jusqu’à ce que les autorités répondent aux exigences formulées. Cette dynamique reflète la volonté du secteur informel de se faire entendre face à une crise sécuritaire qui affecte également le transport, l’éducation et les petites entreprises.
En résumé, les revendications du CCSIHPE mettent en lumière l’impact combiné de l’insécurité et de l’inflation sur les travailleurs du commerce informel, appelant à des réponses rapides et ciblées de la part du gouvernement haïtien.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info