Le jeudi 20 août 2026, plusieurs responsables de formations politiques se sont réunis avec le Conseil électoral provisoire (CEP) dans un hôtel de Pétion‑Ville, en périphérie est de Port‑au‑Prince. L’objet de la rencontre était d’évaluer la faisabilité du scrutin prévu le dimanche 13 décembre 2026.
Les participants ont exprimé un mécontentement marqué face aux réponses fournies par le CEP. Selon eux, les garanties présentées ne tiennent pas compte de la recrudescence des violences perpétrées par les gangs armés, ni des difficultés logistiques qui pèsent sur le processus électoral depuis plusieurs mois.
« Nous ne pouvons pas garantir la sécurité des électeurs ni la transparence du dépouillement tant que la situation sécuritaire reste précaire », a déclaré un porte‑parole d’un parti, sans toutefois citer le nom du groupe. D’autres dirigeants ont souligné l’insuffisance des moyens alloués pour assurer le transport du matériel de vote dans les zones les plus touchées par les affrontements.
Le CEP, pour sa part, a rappelé les mesures déjà prises, notamment le déploiement de forces de l’ordre renforcées et la mise en place de points de vote sécurisés. Toutefois, les responsables politiques ont jugé ces initiatives insuffisantes, arguant que les incidents récents – dont des attaques contre des bureaux de vote et des enlèvements de membres du personnel électoral – démontrent une incapacité à garantir un environnement propice à un scrutin libre et crédible.
Cette réunion intervient dans un contexte où la communauté internationale suit de près l’évolution du calendrier électoral haïtien, tout en appelant les autorités locales à instaurer des conditions de sécurité adéquates. Les partis politiques ont indiqué qu’ils envisageraient, le cas échéant, de reporter le vote ou de demander des réformes majeures du cadre électoral afin de préserver la légitimité du processus.
Source : AlterPresse
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