Djina Guillet Delatour, ancienne coordinatrice du Programme national de cantines scolaires (PNCS), a été sommée par le ministère de l'Education de remettre tous les dossiers en sa possession. Cette demande intervient après la fin de son service au sein de l'institution, sur fond de soupçons de corruption.
Djina Guillet Delatour, qui occupait le poste de coordinatrice au sein du Programme national des cantines scolaires (PNCS), est au centre d'une affaire délicate. Une lettre d'Yves Roblin, directeur général du ministère de l'Education nationale, datée du 8 novembre 2024, stipule que Mme Delatour doit restituer tous les documents et dossiers en sa possession, une obligation qui souligne le besoin de clarté au sein de cette institution stratégique.
Cette injonction intervient alors que des soupçons de corruption pèsent sur la gestion du PNCS. Ces accusations ont ébranlé une structure cruciale pour la sécurité alimentaire des écoliers haïtiens, à qui le PNCS est chargé de fournir un repas quotidien. Des voix au sein de l'administration réclament des enquêtes approfondies, estimant que ces soupçons sont suffisamment sérieux pour mettre en lumière l'intégrité de la gestion du programme.
Dans sa lettre, Yves Roblin a réitéré l'engagement du ministère à promouvoir la transparence et à renforcer la confiance du public dans les institutions publiques. Cette affaire soulève des questions sur la gestion des fonds alloués aux programmes d'aide sociale et appelle à une réforme des processus de contrôle au sein du PNCS.
Alors que l'enquête se poursuit, l'avenir de Mme Delatour au sein du programme semble compromis et la société haïtienne attend de voir si ces révélations seront suivies d'actions concrètes pour lutter contre la corruption au sein de ses institutions publiques.