L’Organisation des États américains (OEA) a annoncé, lors d’une réunion du 3 septembre, son intention d’instaurer des critères précis pour vérifier l’éligibilité des candidats aux prochaines élections haïtiennes. Le secrétaire général Albert Ramdin a souligné que la Commission de Venise serait chargée d’élaborer ces balises, afin d’écarter toute personne liée à des activités illicites du processus électoral.
Sécurité, condition sine qua non
Selon Ramdin, la tenue d’élections crédibles en 2026 dépend avant tout d’une amélioration de la situation sécuritaire. La prolifération de groupes armés dans plusieurs régions entrave l’accès aux bureaux de vote, complique le déplacement des électeurs et rend difficile l’inscription des candidats. L’OEA considère la stabilisation du terrain comme une priorité pour garantir la légitimité du scrutin.
Le dernier vote présidentiel en Haïti remonte à novembre 2016. Depuis, les institutions ont été affectées par des reports successifs, des crises politiques et l’absence d’élections régulières. Le Conseil électoral provisoire (CEP) poursuit néanmoins l’inscription des électeurs et la préparation du matériel de vote, tout en formant le personnel nécessaire.
Défis logistiques et d’identification
Les violences en cours compliquent les opérations d’enregistrement des citoyens, notamment dans les zones les plus touchées. Cette contrainte risque de réduire la participation de certaines populations. L’OEA a mis à disposition une plateforme numérique destinée à simplifier la candidature, mais son efficacité reste conditionnée par la capacité du CEP à atteindre les populations déplacées.
Par ailleurs, le gouvernement haïtien a sollicité une mission d’observation de l’OEA, prévue pour décembre. Cette équipe devra accompagner le processus électoral, renforcer la confiance des acteurs locaux et contribuer à la transparence du scrutin.
En appelant les autorités haïtiennes et les partenaires internationaux à accélérer les préparatifs, l’OEA insiste sur le lien étroit entre sécurité, logistique et contrôle de l’éligibilité. Le succès du vote de 2026 repose sur la capacité à concilier ces exigences tout en assurant une participation inclusive.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info