Le 24 septembre 2026, lors d’une session du groupe consultatif ad hoc sur Haïti du Conseil économique et social des Nations unies, le représentant spécial du secrétaire général, Carlos Gabriel Ruiz Massieu Aguirre, a rappelé que la priorité immédiate consiste à assurer le renouvellement de la Force de répression des gangs (FRG) avant l’échéance du 30 septembre 2026. Selon lui, ce renouvellement est indispensable, mais il ne suffit pas à garantir la sécurité durable du pays.
Une approche globale pour sortir de la crise
Ruiz Massieu Aguirre a insisté sur la nécessité d’une mobilisation internationale renforcée autour de la FRG, tout en appelant les autorités haïtiennes à accélérer le renforcement de leurs propres forces de sécurité. Il a également souligné que le processus de désarmement, démantèlement et réintégration (DDR) doit être mis en œuvre simultanément, afin d’offrir des alternatives crédibles aux individus souhaitant quitter les groupes armés, notamment les enfants, qui sont particulièrement vulnérables.
Les chiffres du Bureau intégré des Nations unies pour Haïti (BINUH) publiés le 25 août 2026 indiquent que, entre avril et juin 2026, 1 408 personnes ont perdu la vie et 656 ont été blessées dans des affrontements liés aux gangs. Par ailleurs, près de 1,5 million d’habitants ont été contraints de se déplacer à cause de la violence qui sévit dans de larges secteurs de Port‑au‑Prince et sur des axes stratégiques, limitant l’accès aux services essentiels et à l’aide humanitaire.
Le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils‑Aimé, a rejoint ces appels en demandant un engagement international « coordonné, prévisible et adapté aux réalités haïtiennes ». Il a également mis en avant la lutte contre les flux d’armes et les réseaux criminels transnationaux comme condition sine qua non pour restaurer la sécurité et permettre aux citoyens de reprendre une vie normale.
La ministre des Affaires étrangères, Raina Forbin, a rappelé que le renforcement des capacités nationales doit s’accompagner d’une mobilisation internationale soutenue. De son côté, le président du Conseil économique et social, Amar Bendjama, a insisté sur la protection des enfants contre le recrutement par les gangs, en garantissant l’accès à l’éducation et à des services de base.
La réunion, présidée par le secrétaire d’État canadien au développement international, Randeep Sarai, a conclu que la coordination des partenaires internationaux reste le pilier central d’une sortie durable de la crise sécuritaire en Haïti.
Source : AlterPresse
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