alaminuteinfo.com
29 septembre 2026Version complète du site
Version complète
SÉCURITÉ3 min de lecture

L’ONU appelle à un renforcement coordonné de la sécurité haïtienne avant la fin du mandat de la FRG

Lors d’une réunion du groupe consultatif ad hoc sur Haïti, le représentant spécial de l’ONU a souligné l’urgence de renouveler la Force de répression des gangs et d’accompagner ce dispositif d’un processus de désarmement et de réintégration, afin de stabiliser le pays avant la fin du mandat actuel le 30 septembre 2026.

Par

Le 24 septembre 2026, lors d’une session du groupe consultatif ad hoc sur Haïti du Conseil économique et social des Nations unies, le représentant spécial du secrétaire général, Carlos Gabriel Ruiz Massieu Aguirre, a rappelé que la priorité immédiate consiste à assurer le renouvellement de la Force de répression des gangs (FRG) avant l’échéance du 30 septembre 2026. Selon lui, ce renouvellement est indispensable, mais il ne suffit pas à garantir la sécurité durable du pays.

Une approche globale pour sortir de la crise

Ruiz Massieu Aguirre a insisté sur la nécessité d’une mobilisation internationale renforcée autour de la FRG, tout en appelant les autorités haïtiennes à accélérer le renforcement de leurs propres forces de sécurité. Il a également souligné que le processus de désarmement, démantèlement et réintégration (DDR) doit être mis en œuvre simultanément, afin d’offrir des alternatives crédibles aux individus souhaitant quitter les groupes armés, notamment les enfants, qui sont particulièrement vulnérables.

Les chiffres du Bureau intégré des Nations unies pour Haïti (BINUH) publiés le 25 août 2026 indiquent que, entre avril et juin 2026, 1 408 personnes ont perdu la vie et 656 ont été blessées dans des affrontements liés aux gangs. Par ailleurs, près de 1,5 million d’habitants ont été contraints de se déplacer à cause de la violence qui sévit dans de larges secteurs de Port‑au‑Prince et sur des axes stratégiques, limitant l’accès aux services essentiels et à l’aide humanitaire.

Le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils‑Aimé, a rejoint ces appels en demandant un engagement international « coordonné, prévisible et adapté aux réalités haïtiennes ». Il a également mis en avant la lutte contre les flux d’armes et les réseaux criminels transnationaux comme condition sine qua non pour restaurer la sécurité et permettre aux citoyens de reprendre une vie normale.

La ministre des Affaires étrangères, Raina Forbin, a rappelé que le renforcement des capacités nationales doit s’accompagner d’une mobilisation internationale soutenue. De son côté, le président du Conseil économique et social, Amar Bendjama, a insisté sur la protection des enfants contre le recrutement par les gangs, en garantissant l’accès à l’éducation et à des services de base.

La réunion, présidée par le secrétaire d’État canadien au développement international, Randeep Sarai, a conclu que la coordination des partenaires internationaux reste le pilier central d’une sortie durable de la crise sécuritaire en Haïti.


Source : AlterPresse
AlterPresse

Publié par

Journaliste et contributeur de alaminuteinfo.com.

Voir tous ses articles →

À lire aussi

SÉCURITÉ

L’OEA presse le renouvellement du mandat de la FRG pour restaurer la sécurité en Haïti

SÉCURITÉ

Violence à Gros-Morne : la GSF accusée d’une vague de morts civiles après son passage

SÉCURITÉ

Déploiement imminent de 1 600 policiers et ingénieurs bangladais en Haïti

SÉCURITÉ

Libération du journaliste Wesly Renaud Jean après trois semaines de séquestration à Delmas 31