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5 novembre 2026Version complète du site
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L’ONU entre médiation de gang et déploiement militaire salvadorien en Haïti

L'ONU fait face à deux défis simultanés : la demande d'un chef de gang haïtien pour un dialogue et l'arrivée de plus de 2 000 soldats salvadoriens hors du cadre de la Force de répression des gangs, tout en rappelant le respect du droit international.

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L'Organisation des Nations Unies se trouve aujourd'hui confrontée à deux situations inédites sur le sol haïtien. D'une part, un chef de gang recherché aux États-Unis a adressé une lettre au secrétaire général, sollicitant l'intervention d'une délégation onusienne pour ouvrir des pourparlers. De l'autre, le président du Salvador a fait entrer plus de deux mille militaires dans le pays, une force qui n'est pas intégrée à la mission multinationale approuvée par le Conseil de sécurité.

Médiation demandée par un chef de gang

Wilson Joseph, connu sous le surnom de « Lanmò Sanjou », dirige le groupe 400 Mawozo, responsable d'enlèvements et d'attaques depuis plusieurs années. Dans sa correspondance, il affirme avoir levé le drapeau blanc depuis le 20 août et propose de discuter d'une issue pacifique à la crise sécuritaire. L'ONU a confirmé la réception de la lettre, tout en précisant qu'elle ne constitue ni une approbation ni une reconnaissance officielle du demandeur.

Intervention militaire salvadorienne hors mandat

Suite à la disparition de quatre ressortissants salvadoriens lors d'une embuscade à la périphérie de Port‑au‑Prince le 18 octobre, le président Nayib Bukele a ordonné le déploiement de troupes supplémentaires, portant le contingent à plus de 2 500 soldats selon certaines estimations. Ces forces opèrent en dehors de la Force de répression des gangs (FRG), la mission soutenue par l'ONU et mandatée jusqu'au 31 mars 2027. Elles échappent ainsi aux mécanismes de suivi du Bureau d’appui des Nations Unies en Haïti (UNSOH).

Le porte‑parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, a rappelé que toutes les opérations de sécurité, qu'elles soient menées par la FRG ou par des partenaires étrangers, doivent respecter le droit international, les droits humains et le droit humanitaire. Il a souligné l'importance de la transparence et de la responsabilité pour maintenir le soutien international et protéger la population civile.

Depuis le début de l'année, plus de 5 700 Haïtiens ont été tués ou blessés, et près de 1,5 million ont dû fuir leur domicile. Dans ce contexte, l'ONU doit concilier la nécessité d'un dialogue avec les groupes armés et la garantie d'une intervention sécuritaire conforme aux normes internationales.


Source : AlterPresse
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Journaliste et contributeur de alaminuteinfo.com.

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