Le 14 octobre 2026, le Conseil de sécurité des Nations unies a voté à 14 voix pour, aucune contre, une abstention de la Russie, une résolution visant à reconduire le régime de sanctions contre Haïti pour une période supplémentaire d'un an. Ce dispositif comprend un embargo complet sur les armes, des interdictions de voyager et le gel des avoirs des personnes ou entités jugées menaçantes pour la paix et la stabilité du pays.
Mandat du groupe d'experts prolongé
Parallèlement, le mandat du groupe d'experts chargé d'assister le Comité des sanctions a été étendu de treize mois. Le groupe devra remettre un premier rapport d'étape avant le 28 mars 2027, puis un rapport final au plus tard le 1 septembre 2027, afin d’évaluer les progrès en matière de justice, d’État de droit et de lutte contre le trafic d'armes.
Les États membres sont appelés à renforcer les contrôles aux frontières, à améliorer le marquage, l’enregistrement et la sécurisation des stocks d’armes et de munitions, ainsi qu’à soutenir la Police nationale d’Haïti et les Forces armées haïtiennes dans la gestion de ces matériels.
Positions divergentes des grandes puissances
Les États-Unis, co‑rédacteurs du texte avec le Panama, ont souligné que l’embargo n’affecterait pas les transferts d’armes destinés à des missions de formation au gouvernement haïtien. La Russie, quant à elle, a jugé le régime actuel inefficace et a mis en garde contre un risque d’ingérence politique, tout en dénonçant le non‑respect des sanctions par les pays fournisseurs d’armes illicites. La Chine a appelé à des mesures urgentes contre le trafic d’armes à la source et a insisté sur la responsabilité première des autorités haïtiennes dans la lutte contre la corruption.
La résolution prévoit également d’élargir les critères de désignation afin d’inclure les individus impliqués dans le commerce illicite de ressources naturelles ou dans des activités criminelles qui déstabilisent le pays. Jusqu’à présent, neuf personnes et deux groupes armés, dont le gang Gran Grif et la coalition Viv Ansanm, ont été sanctionnés.
En résumé, la communauté internationale renforce son cadre juridique et opérationnel pour contrer le flux d’armes et soutenir les institutions haïtiennes, tout en maintenant un débat sur l’efficacité et la portée des sanctions.
Source : AlterPresse
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