Dans une note publiée le mardi 14 mars, l'Office de protection des citoyens (OPC) a exprimé sa préoccupation quant au traitement "dégradant et inhumain" des demandeurs de passeport. Dans cette confusion, l'OPC a indiqué qu'il se porterait partie civile afin d'accompagner les victimes dans la procédure judiciaire.
Cette note de l'OPC montre la situation des demandeurs de passeport au bureau de l'immigration du pays. L'agence a indiqué que depuis l'annonce des nouvelles mesures d'immigration par le gouvernement américain, des milliers d'Haïtiens se sont rassemblés jour et nuit devant les différents bureaux du service de l'immigration afin de déposer leurs demandes de passeport.
"Malgré la mise en place de bureaux dans plusieurs lieux publics, certains contribuables ont eu des difficultés à accéder à ces locaux. L'inaccessibilité et l'inefficacité du service ouvrent la voie à diverses formes d'exploitation, d'extorsion et de chantage", prévient l'OPC, ajoutant que ces demandeurs sont victimes de bastonnades et d'utilisation frauduleuse des services auxquels ils ont droit.
"Des incidents regrettables ont été enregistrés, notamment aux bureaux de Pétion-Ville, Tabarre et Delmas. Des blessés ont été enregistrés. Certaines sources ont dénoncé le mauvais comportement des agents de la Police Nationale d'Haïti qui ont été impliqués dans un certain nombre d'abus et de violations. L'Office de Protection des Citoyens a pu confirmer que la situation ne varie pas d'une région à l'autre", a précisé l'Office de Protection des Citoyens.
L'Office a révélé que le prix d'un passeport peut varier entre 50 000 et 75 000 gourdes sur la base de pratiques illégales". Certains agents de l'immigration seraient impliqués dans cette pratique qualifiée d'injuste et de malveillante", a indiqué l'Office.
L'Office de Protection des Citoyens a donc lancé un appel au chef de l'administration publique et au ministre intérimaire du Ministère de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT), ainsi qu'au directeur de l'immigration, afin que des mesures soient prises pour obtenir des services d'immigration et de sortie dans des conditions de respect de la dignité humaine.