Goethie Varnelle Morency a récemment pris les rênes de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) avec la ferme intention de redonner à l’institution une crédibilité renforcée. Son mandat s’articule autour d’une communication plus mesurée et d’une conduite d’enquêtes respectueuse du secret professionnel.
Une communication restreinte pour protéger les investigations
Selon Mme Morency, la diffusion d’éléments probants avant la clôture des investigations compromet la solidité des dossiers. Elle prône donc une stratégie où les informations sensibles restent confidentielles jusqu’à ce que les procédures légales soient engagées.
Renforcement de la qualité des dossiers
Le nouveau chef de l’ULCC insiste sur la nécessité de constituer des dossiers suffisamment étayés pour résister à l’examen des tribunaux. Cette exigence vise à éviter le rejet des pièces lors des phases judiciaires et à garantir que les poursuites puissent aboutir.
En outre, Mme Morency souligne que l’ULCC ne se substitue pas aux juridictions : son rôle se limite à la prévention et à la mise en lumière des faits de corruption, laissant aux cours le soin de prononcer les sanctions.
Collaboration élargie et planification stratégique
La directrice prévoit d’élargir les sources de saisine au-delà des plaintes classiques, en évaluant de nouveaux champs d’action susceptibles de révéler des pratiques corruptives. Elle a également présenté un plan triennal et une feuille de route décennale, intégrant les propositions du secteur public et de la société civile.
La coopération avec l’Inspection Générale des Finances (IGF) se poursuivra au sein d’une task‑force commune, permettant à l’ULCC d’exploiter les audits techniques, financiers et administratifs réalisés par l’IGF à l’échelle nationale.
Source : Radio Métropole
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