Plus de dix‑six mois se sont écoulés depuis l'incursion de groupes armés à Mirebalais, le 31 mars 2025, qui a contraint la majorité des habitants à fuir. Une commission pour la paix, mise en place pour relancer le dialogue entre la société civile et les chefs de ces groupes, a obtenu plusieurs concessions : trêve, arrêt des opérations de traque et remise des armes par la milice Back‑Up Feray.
Ces avancées ont été célébrées lors d'une marche pour la paix le 22 juin 2026, rassemblant des milliers de participants, puis par une cérémonie de désarmement le 26 juillet 2026. L'agent exécutif intérimaire de la commune, Lochard Laguerre, a annoncé le retrait de toute protection accordée à Back‑Up Feray et a promis des opérations de nettoyage et la réouverture des services publics.
Le retour attendu n'est pas encore effectif
Malgré ces engagements, les chefs de gangs, notamment le groupe Viv Ansanm, n'ont pas quitté la ville. L'ancien maire et membre de la commission, Jean Isnac Chrispin, déplore l'absence de progrès et souligne que la population reste « aux abois ». Il rappelle que les exigences des gangs – trêve, cessation des représailles contre les habitants de Canaan et de Croix‑des‑Bouquets, et organisation d'une marche pour la paix – ont été respectées, mais que le retrait effectif des combattants n'a pas suivi.
Les négociations sont aujourd'hui suspendues, et la commission ne signale aucun dialogue en cours. Chrispin continue d’appeler les autorités nationales à intervenir pour rétablir la sécurité et permettre le retour des habitants, insistant sur le fait que la solution réside dans le dialogue et la paix, et non dans la poursuite du conflit.
En l'absence de mesures concrètes, la situation humanitaire à Mirebalais reste critique, les familles déplacées vivant dans l'incertitude et le manque d'accès aux services de base.
Source : AlterPresse
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