Des individus armés non-identifiés ont abattu le militant politique Dickenson Oreste, ce 18 novembre, à Delmas 44, non loin de l'Église catholique d'Altagrace.
Après avoir commis leur forfait, ces malfrats ont emporté avec eux le corps du militant politique.
Depuis la semaine écoulée, après la publication d'une vidéo des différents chefs de bandes de la coalition criminelle dénommée "Viv Ansanm", un climat de terreur est installé dans la capitale haïtienne, où ces gangs armés imposent leur loi à population civile de Solino, Nazon, Christ-Roi, Delmas 17, 19, 30 & 32, ces malfrats pillent, tuent et incendient des maisons. Au moment de la rédaction de l'article, carrefour de l'aéroport est le théâtre d'un affrontement féroce entre les agents de la PNH et ceux de la coalition criminelle.
Ces malfrats, qui tentaient de faire une nouvelle intrusion au marché "Se radòt" à Delmas 19 allaient se retrouver face aux forces de l'ordre, qui les ont repoussé, et par représailles, ces délinquants ont mis le feu dans plusieurs maisons, dont une banque commerciale et une concessionnaire d'automobile.
Ces 25 soldats haïtiens de retour au pays, pourront-ils circonscrire la velléité des malfrats ?
A la suite d'une formation reçue à la Martinique aux techniques de combat avancé et rapproché et à la gestion de crise, les 25 soldats des FAD'H ont fait leur retour au pays, hier, dimanche 17 novembre.
Cette formation rentre dans le cadre d'une entente entre les deux gouvernements, Français et Haïtien, visant à renforcer la capacité de l'armée d'Haïti.
La recrudescence des actes de violences a forcé environ 20 000 personnes à fuir la capitale, selon l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), avec plus de 17 000 réfugiés dans des sites temporaires.
Par ailleurs, la situation qui sévit dans l'air métropolitaine vient de perturber les chaînes d'approvisionnement, tout en aggravant un peu plus la crise humanitaire.
Les familles fuient en abandonnant leurs biens, tandis que l'insécurité et la fermeture de l'aéroport paralysent la ville. En 2024, on dénombre près de 4 000 décès suite aux affrontements entre bandes armées, ainsi que 94 % des femmes déplacées qui risquent des violences sexuelles.
Port-au-Prince enclavé par les gangs, les conséquences se font vite sentir
Pénurie de carburant : le prix du gallon atteint désormais 2 500 gourdes sur le marché noir, et c'est la répercussion directe du blocage du terminal de Varreux par des gangs armés. A cet effet, les chauffeurs augmentent les tarifs du transport en commun.
En revanche, les autorités n'ont pas encore pipé mot pour freiner cette situation qui aura des retombées négatives sur les hôpitaux, les compagnies de téléphonies mobiles, etc...
D'autre part, l'hélicoptère du gouvernement a été aperçu au parc Sainte-Thérèse avec des personnes à bord. Jusqu'à date, l'équipe de la rédaction ignore la raison pour laquelle ces personnes ont été évacuées.
La population civile est laissée toute seule face à cette crise multi-dimensionnelle sans précédent, en attendant le bon vouloir de Dieu pouvant les aider.