Depuis l'ouverture, le 20 août 2026, de la période de dépôt des candidatures en ligne pour les élections présidentielles et législatives, plusieurs formations politiques agréées ont exprimé des réserves majeures. Dans une note commune datée du 24 août, signée par des représentants de l'Organisation du peuple en lutte (Opl), du Rasanble et de Kapab, les partis dénoncent des « dérives et difficultés d'exécution » qui, selon eux, compromettent l’égalité des chances entre les structures.
Principaux griefs soulevés
Les organisations critiquent l'absence de procédure officielle de substitution alors que la phase en ligne ne dure que quinze jours. Elles soulignent également l'imposition d'un seuil de 30 000 membres sans aucun dispositif de suivi, ainsi que le non‑respect du décret électoral qui définit les modalités d’enregistrement. L’opacité persiste quant aux chiffres d’inscription des électeurs : depuis le lancement du processus le 20 juillet, aucune donnée officielle n’a été publiée, le compteur du site du Conseil électoral permanent (CEP) restant à zéro.
Un calendrier d’exécution, remis aux partis les 20 et 21 août, a été jugé tardif, étant donné qu’il a été communiqué après l’ouverture du dépôt. De plus, les dates de clôture de l’inscription en ligne (3 septembre) et de dépôt des pièces (9 septembre) n’avaient jamais été annoncées au préalable.
Requêtes des formations politiques
Les partis demandent la correction immédiate de la plateforme, l’ouverture d’une voie de dépôt de substitution pendant la période de dysfonctionnement, et un allongement proportionnel des délais affectés. Ils exigent la publication sans délai de la procédure de validation des listes de membres, incluant le référentiel retenu (liste du Conseil ou registre national de l’Office national d’identification), les modalités de vérification, les délais et les voies de recours.
Par ailleurs, ils proposent d’aligner le quota de 30 000 membres avec le dépôt des candidatures, afin que chaque structure connaisse les règles avant de soumettre ses candidats. La diffusion régulière des effectifs d’inscription par département, ainsi que la mise à jour du calendrier général sur le site du CEP, sont également préconisées.
Le président du Conseil stratégique du parti Les Engagés pour le développement (Ede), Dr Claude Joseph, a qualifié le processus de « véritable fiasco » sur le réseau X, rappelant que les rejets de candidatures sont nombreux et souvent incompréhensibles. Il met en garde contre un « fiasco électoral » si les mesures correctives ne sont pas prises rapidement.
Dans ce contexte, le CEP a fixé le premier tour des élections au 13 décembre 2026, alors que le pays reste confronté à une recrudescence de la violence des gangs armés. Les inscriptions des électeurs, initialement prévues pour avril, ont finalement été lancées en juillet 2026.
Source : AlterPresse
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