Le gouvernement a annoncé un plan de relogement pour 10,000 déplacés internes. Cette initiative sera menée par le ministère des Affaires sociales (MAST) en collaboration avec l’Office National de la Migration (ONM), s’inscrivant dans le cadre des activités de la Journée Internationale des Migrants, célébrée le 13 décembre 2024.
Lors du lancement d'une semaine d'activité devant marquer la journée internationale de migration en Haïti, sous le thème "Ici et là-bas s'engager pour bâtir", l'Office national de la migration (ONM), vendredi 13 décembre 2024, le directeur de l'ONM, Jean Negot Bonheur Delva, a fait savoir que l’ensemble des activités de cette édition se concentrera sur des réflexions sur les conditions de vie des migrants haïtiens dans le monde, mais aussi sur leurs efforts consentis pour contribuer dans la vie socio-économique du pays, malgré leur déplacement.
D'autre part, l'organisme étatique a informé qu'une enquête a été diligenté auprès des milliers de déplacés internes habitant les bâtiments publics. Selon ses dires, 15% d'entre eux ont manifesté leur volonté de quitter les lieux pour y retourner dans leurs villes natales. Et, 45% exigent aux autorités et partenaires un montant forfaitaire de cent mille gourdes pour le loyer. Enfin, 20% ont voté pour le rétablissement d'un climat sécuritaire pouvant leur favoriser un éventuel retour dans leur quartier pris en otage par des gangs armés.
Toutefois, le numéro 1 de l'ONM a lancé un appel à l'unité entre les Haïtiens en cette période de Noël, qui selon lui aurait des retombées bénéfiques permettant à la population civile de vaquer librement à ses activités.
Par ailleurs, le ministre des Affaires sociales et du Travail, Georges Wilbert Franck, a profité pour dénoncer le mauvais traitement que subissent des citoyens haïtiens en terre étrangère, notamment en République dominicaine ou au niveau local. Il y a un nombre considérable de victimes de la violence des gangs qui ont été contraints d’abandonner leurs domiciles pour se réfugier dans des camps de fortune et qui vivent désespérément. «À travers le temps, Haïti se situait comme un espace de bien-être pour les migrants de partout à travers le monde », a-t-il souligné.
Depuis le mois d'octobre dernier, les autorités dominicaines ont expulsé plus de 75 000 Haïtiens en situation irrégulière, soit jusqu'à 10 000 par semaine. Des témoignages dénoncent des traitements inhumains et des violations des droits fondamentaux. Face à cette crise humanitaire, la réponse des autorités haïtiennes se fait toujours attendre, en limitant leurs actions à des communiqués. Une situation alarmante pour les droits humains.