Un rapport actualisé de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) indique que 10 197 personnes ont été contraintes d’abandonner leur domicile dans la commune de Gros‑Morne, département de l’Artibonite, entre le 28 septembre et le 13 octobre 2026. Les déplacements sont le résultat direct d’attaques violentes perpétrées par des groupes armés, qui ont semé la peur parmi la population locale.
Modes d’accueil des déplacés
Selon les données de l’OIM, la quasi‑totalité des personnes déplacées, soit 99 %, ont trouvé refuge chez des membres de leur famille ou des proches. Les 1 % restants ont été orientés vers deux sites d’accueil spécialement aménagés à la suite des violences. Cette répartition montre la capacité d’entraide communautaire, mais souligne également la pression exercée sur les structures d’accueil informelles.
Répartition géographique
Les déplacés se sont majoritairement installés dans des localités de la même commune, qui concentre 71 % des personnes concernées. La ville de Gonaïves, située à proximité, accueille quant à elle 23 % des déplacés, offrant un deuxième pôle d’hébergement. Les chiffres laissent entendre que le reste des déplacés (6 %) se sont répartis dans d’autres zones, bien que le rapport ne précise pas leur localisation exacte.
Ces mouvements de population s’inscrivent dans un contexte d’insécurité généralisée qui a déjà fait plusieurs victimes civiles à Gros‑Morne, notamment lors d’une intervention de la FRG le 29 septembre 2026. Le gouvernement haïtien a récemment lancé un fonds destiné à répondre aux défis sécuritaires du pays, mais les effets concrets sur le terrain restent à mesurer.
Le rapport de l’OIM, consulté par AlterPresse, constitue la source la plus récente et fiable sur l’ampleur du déplacement interne à Gros‑Morne. Aucun autre chiffre ou donnée supplémentaire n’est disponible à ce jour.
Source : AlterPresse
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