Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) a refusé, le 30 septembre 2026, de certifier le magistrat Rudolph Jean‑Leonard Cantave, alors substitut du commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port‑au‑Prince. En réponse, plus de deux cents avocats ont présenté une pétition, déposée le jeudi 8 octobre au siège du CSPJ, située sur la route de Frères.
Motifs de la contestation
Les signataires expriment un « profond désaccord » avec la décision de non‑certification, qu’ils qualifient d’atteinte à la personne du magistrat. Dans le texte de la pétition, ils soulignent la moralité et l’intégrité dont Cantave aurait fait preuve dans l’exercice de ses fonctions, le présentant comme un modèle pour la magistrature haïtienne.
La demande des avocats vise à ce que le CSPJ reconsidère la situation de Cantave à la lumière de leurs observations, sans toutefois préciser les raisons exactes qui ont conduit à la décision initiale.
Contexte du processus de certification
Le CSPJ a récemment examiné 159 dossiers de magistrats, à la suite d’une retraite de travail tenue en septembre 2026. Sur ces dossiers, 119 magistrats ont été certifiés, 17 ont reçu une décision de non‑certification et sept ont été placés en départ à la retraite. D’autres dossiers restent en attente.
Rudolph Jean‑Leonard Cantave fait partie des 17 magistrats dont la certification a été refusée. Le communiqué du service de communication du CSPJ, publié le 30 septembre, ne détaille pas les motifs spécifiques de cette non‑certification.
La pétition s’inscrit dans le cadre plus large du processus d’évaluation des magistrats haïtiens, un exercice qui suscite régulièrement des débats au sein de la communauté juridique.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info