Un rapport du groupe d'experts des Nations unies sur Haïti, publié le 8 septembre 2026, indique que le recrutement d'enfants par les groupes armés a fortement progressé entre octobre 2025 et juillet 2026 dans les régions de l'Ouest et de l'Artibonite. Les données proviennent de représentants de la société civile et d'agents de sécurité intervenant sur le terrain.
Principaux groupes impliqués
Parmi les organisations identifiées, le gang « 5 Segonn », dirigé par Johnson André, alias Izo, et le groupe « Gran Ravin », mené par Renel Destina, alias Ti Lapli, sont cités comme principaux recruteurs de mineurs. Les enfants sont parfois employés comme boucliers humains lors d'attaques de drones, exposant ainsi les jeunes à des risques mortels.
Conséquences civiles
Le Bureau intégré des Nations unies (BINUH) a publié le 8 mai 2026 un bilan de 69 victimes civiles d'attaques de drones, dont cinq enfants. Deux jeunes filles, âgées de sept et neuf ans, ont été grièvement blessées en mars 2026 à Martissant, lorsque le drone s'est écrasé dans la cour de leur maison.
L'ONU souligne que, malgré les sanctions imposées à plusieurs chefs de gangs, le recrutement de mineurs se poursuit. En 2025, le recours aux enfants par les groupes armés a presque triplé par rapport à l'année précédente.
Réponses institutionnelles
En mai 2026, la Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion (CNDDr), réactivée dans le cadre du Pacte national de février 2026, a présenté une feuille de route axée sur la prévention du recrutement des enfants et sur leur réinsertion. Le groupe d'experts note toutefois que la mise en œuvre reste lente, faute de ressources financières et de soutien institutionnel suffisants.
Ces constats renforcent les appels de la communauté internationale à intensifier les mesures de protection des enfants et à renforcer les capacités locales pour contrer l'influence grandissante des gangs dans les zones les plus vulnérables du pays.
Source : AlterPresse
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