Le 16 octobre 2026, le directeur général par intérim de la Police nationale d’Haïti (PNH), André Jonas Vladimir Paraison, a accueilli à Tabarre une équipe du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) dirigée par Brigitte Von Messling, responsable de la section dédiée à la réduction de la violence communautaire, au désarmement, à la démobilisation et à la réinsertion (CVR/DDR).
Cette réunion, à laquelle ont participé plusieurs hauts responsables de la police, visait à approfondir la collaboration entre les deux institutions sur des thématiques jugées cruciales pour la sécurité du pays. Les discussions ont porté sur la lutte contre les formes de violence persistantes, la prise en compte des enjeux de genre, la protection des enfants, le respect des droits humains ainsi que le partage d’informations de renseignement.
Axes prioritaires identifiés
Parmi les points abordés, les partenaires ont souligné l’importance d’une police communautaire renforcée, d’une préparation rigoureuse des opérations électorales et d’une amélioration du système carcéral. Le BINUH a proposé un appui technique et logistique pour soutenir la mise en œuvre de programmes de désarmement et de réintégration des anciens combattants, tout en insistant sur la nécessité d’une coordination étroite avec les autorités haïtiennes.
Dans le même temps, la Direction de la communication de la Police (DICOP) a rappelé les défis majeurs que rencontrent les institutions nationales pour rétablir l’ordre public. L’insécurité généralisée continue de peser sur la population, qui attend des résultats tangibles sur le terrain.
Les deux parties ont convenu de poursuivre les échanges afin de transformer ces engagements en actions concrètes, notamment par la mise en place de projets pilotes dans les zones les plus affectées. La prochaine étape consistera à définir un calendrier de mise en œuvre et à mobiliser les ressources nécessaires pour garantir la durabilité des initiatives.
Alors que la coopération internationale demeure un levier essentiel pour renforcer les capacités opérationnelles de la PNH, la population reste attentive aux effets réels de ces démarches sur la sécurité quotidienne, la protection des groupes vulnérables et le respect des droits fondamentaux.
Source : Vant Bèf Info
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