Une quinzaine d’organisations syndicales, représentant à la fois les travailleurs du secteur public et privé, ont annoncé le report de leurs actions prévues initialement le 30 octobre 2026. Le report, fixé aux 1er et 2 décembre 2026, est justifié par des conditions météorologiques défavorables, selon une note datée du 29 octobre et consultée par AlterPresse.
Principales revendications
Les syndicats, dont la Centrale unitaire des travailleurs et travailleuses des secteurs public et privé d’Haïti (Cutraseph), le Collectif des enseignants pour la nouveauté de l’éducation en Haïti (Ceneh) et le Syndicat du personnel du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, demandent le retrait immédiat d’un avis prévoyant une taxe de 15 % sur les salaires de l’ensemble des travailleurs. Elles réclament également le rétablissement du quatorzième mois de salaire pour tous les fonctionnaires dans les dix départements du pays.
Parmi les exigences supplémentaires figurent le règlement des dettes de l’État envers les centres hospitaliers, le paiement des sommes dues aux prestataires de l’Office d’assurance accidents du travail, maladie et maternité (Ofatma), ainsi que la mise en œuvre de mesures concrètes contre l’insécurité, la réouverture de l’aéroport international de Port‑au‑Prince et le dégagement des routes bloquées.
Réponse du gouvernement
Le secrétaire d’État à la Communication, Me Lucien Jura, a précisé le 19 octobre 2026 que le prélèvement de 15 % concernerait uniquement les primes et indemnités de certains cadres de l’administration publique, excluant le salaire de base. Il a rappelé l’existence d’une taxe habituelle de 10 % et a invité les agents publics à rester calmes.
Les syndicats ont fixé au 30 novembre 2026 la date limite pour obtenir des réponses concrètes à leurs revendications. Ils appellent à l’unité et à la vigilance politique afin de contrer les divisions et la corruption, et incitent les Haïtiens, tant sur le territoire qu’à l’étranger, à se mobiliser pour de meilleures conditions de vie et de travail.
Source : AlterPresse
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