Le lundi 10 août 2026, la Colombie a été secouée par un séisme de magnitude 7,4. Selon le Service géologique colombien, l’épicentre se situait à une profondeur comprise entre 96 et 120,5 kilomètres, au sein de la plaque de Nazca qui s’enfonce sous la plaque sud‑américaine. Cette profondeur importante a favorisé la diffusion des ondes sismiques sur un large périmètre.
Origine tectonique du séisme
La plaque de Nazca avance sous le continent à un rythme de 55 à 60 mm par an. Au fil du temps, des contraintes s’accumulent le long de la zone de subduction, libérées lors d’événements sismiques profonds comme celui du 10 août. La rupture a duré en moyenne 12,5 secondes, générant des secousses ressenties non seulement dans la majeure partie du territoire colombien, mais également au Venezuela, en Équateur et au Panama.
Les autorités colombiennes ont publié un bilan partiel indiquant 111 décès et 87 blessés. Les zones les plus touchées se trouvent le long de la côte pacifique, où la densité de population et la proximité de la faille augmentent la vulnérabilité. Les services de secours ont été mobilisés rapidement, tandis que les hôpitaux régionaux font face à un afflux important de patients.
Les experts soulignent que la profondeur du séisme a limité les dommages structurels les plus graves, mais a amplifié la portée des ressentis, rendant la situation plus difficile à gérer pour les populations éloignées du foyer. Les autorités locales ont recommandé aux habitants de rester vigilants face aux répliques potentielles et d’observer les consignes de sécurité.
Ce tremblement de terre rappelle la nécessité d’une surveillance continue des mouvements tectoniques dans la région, ainsi que d’une préparation accrue des infrastructures face aux phénomènes sismiques de forte magnitude.
Source : AlterPresse
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