Depuis le 20 octobre 2026, les établissements scolaires de Santo, secteur nord‑est de Port‑au‑Prince, n’ont pas repris leurs activités. La décision a été prise après que les forces de l’ordre ont lancé une série d’opérations de recherche visant à localiser quatre militaires salvadoriens portés disparus lors d’une attaque violente survenue le 18 octobre.
L’embuscade, perpétrée par des groupes criminels lourdement armés, a visé un véhicule blindé de la Force de répression des gangs (FRG). Les explosifs employés ont incendié le blindage, mais les soldats ont pu en sortir vivants, selon le communiqué officiel des Forces armées du Salvador (FAES) publié le même jour.
Face à la menace d’affrontements entre les groupes armés et les unités de la FRG, de nombreux parents ont choisi de retenir leurs enfants à domicile, craignant les tirs croisés. Cette précaution a conduit les autorités locales à suspendre les cours afin de garantir la sécurité des élèves.
Des hélicoptères continuent de survoler la zone depuis le mardi 20 octobre, assurant une surveillance aérienne et soutenant les équipes au sol dans leurs efforts de localisation. Aucun autre incident n’a été signalé à ce jour, mais la présence constante d’engins explosifs et la densité des groupes armés maintiennent un climat d’insécurité.
Les forces salvadoriennes, engagées en Haïti dans le cadre de la FRG, confirment que les quatre militaires restent introuvables. Elles ont indiqué que le véhicule était devenu inutilisable après l’explosion, compliquant les opérations de recherche.
La suspension des activités scolaires à Santo illustre les répercussions directes du conflit entre les gangs et les forces de sécurité sur la vie quotidienne des habitants, notamment sur l’accès à l’éducation.
Source : AlterPresse
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