Le groupe de la société civile Tèt Ansanm pour Haïti a annoncé, le 20 septembre 2026, le lancement d’une série de consultations élargies visant à apaiser la crise institutionnelle qui secoue le pays. Porté par les pasteurs Marcorel Zidor et Joseph Moïse ainsi que par Winder Bernard, le collectif a déjà engagé des entretiens avec des personnalités issues de divers horizons, tant en Haïti qu’à l’étranger.
Un panel d’intervenants varié
Parmi les premiers interlocuteurs, le chanteur haïtien Wyclef Jean a été reçu aux États-Unis. Une délégation de l’Opposition progressiste, incluant le sénateur Simon Dieuseul Deras, Anibal Coffy, le ministre Jonas Coffy et Delson Cius, représentant l’Accord de Montana, a également participé aux échanges. Le groupe a ensuite rencontré l’ancien président Jocelerme Privert et plusieurs figures de la société civile, telles que Wilner Valcin et le pasteur Silvain Exantus.
D’autres acteurs cités sont l’ancien député Serge Jean-Louis, le professeur Junior Bateau, ainsi que des représentants favorables à une éventuelle intervention de la Cour de cassation. Des personnalités issues de la CARICOM et des membres de la Coalition des Forces républicaines, dont André Michel et Marie‑Denise Claude, ont également été consultés.
Thématiques au cœur des discussions
Les rencontres ont porté sur plusieurs dossiers sensibles : l’organisation des prochaines élections, le rôle du Conseil électoral provisoire (CEP), les mesures de sécurité et la gouvernance de la transition. Le collectif a également abordé son propre mode de fonctionnement, le dialogue inter‑secteurs et la recherche d’un accord de paix.
Des divergences sont apparues, notamment sur les mécanismes institutionnels à mettre en place et sur le processus électoral envisagé. Malgré ces désaccords, Tèt Ansanm pour Haïti souligne un point d’accord majeur : la nécessité de maintenir le dialogue pour sortir de la crise.
Perspective d’un dialogue élargi
Le groupe prévoit d’élargir le cercle des consultations en incluant des organisations de femmes, des associations religieuses, des groupes de jeunes, des représentants de la diaspora et d’autres structures politiques. Des rencontres avec des représentants du gouvernement sont envisagées, sous réserve de la volonté des parties concernées et de l’évolution du contexte sécuritaire et politique.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info