mardi 29 septembre 2026

Transfert aux États-Unis de suspects colombiens liés à l’assassinat de Jovenel Moïse

Un avion militaire américain a atterri à Port‑au‑Prince pour préparer le transfert de plusieurs anciens militaires colombiens accusés dans le meurtre du président haïtien, tandis qu’un nouveau suspect est inculpé à Miami.

Transfert aux États-Unis de suspects colombiens liés à l’assassinat de Jovenel Moïse
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Dimanche, un avion de l’armée américaine a posé ses roues sur le tarmac de l’aéroport international Toussaint Louverture, marquant une étape logistique dans le processus de remise aux autorités américaines de plusieurs anciens militaires colombiens soupçonnés d’avoir participé à l’assassinat du président Jovenel Moïse en juillet 2021.

Nouvelles accusations aux États-Unis

Le dossier fédéral, ouvert à Miami depuis plusieurs mois, a connu une mise à jour le 14 septembre avec l’inculpation de Rafael Guerrero, résident de Pembroke Pines en Floride. Selon le procureur, Guerrero aurait joué un rôle actif dans le complot visant à renverser le chef d’État haïtien.

Cette procédure s’inscrit dans le cadre d’une coopération internationale entre les services de renseignement américains et haïtiens, visant à faire progresser l’enquête judiciaire et à garantir la comparution des accusés devant les tribunaux fédéraux.

Le Miami Herald a confirmé la présence de l’avion, mais n’a pas pu vérifier si Joseph Félix Badio, arrêté en octobre 2023 à Port‑au‑Prince et considéré comme un acteur clé du complot, se trouvait à bord ou sur le tarmac. Les autorités haïtiennes n’ont pas encore communiqué de décision officielle concernant son éventuel transfert.

Le transport des suspects colombiens, dont l’identité exacte n’a pas été rendue publique, devrait se dérouler dans les prochains jours, sous la supervision de la police haïtienne et des forces armées américaines. Les responsables haïtiens ont souligné que cette opération vise à renforcer la crédibilité du processus judiciaire et à répondre aux exigences de la communauté internationale en matière de lutte contre l’impunité.

Parallèlement, la police nationale d’Haïti poursuit ses efforts de sécurisation du pays, notamment en renforçant la coopération avec le Brésil, comme l’a indiqué le ministère de la Sécurité le 20 mai 2026. Ces actions s’inscrivent dans un contexte plus large de lutte contre la criminalité et de stabilisation politique, alors que le pays continue de faire face à des défis sécuritaires et économiques persistants.


Source : AlterPresse
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