Le 3 octobre 2026, à Villa Playboy, Verón, dans la zone touristique de Punta Cana, un agent de l’immigration de la République dominicaine a ouvert le feu sur Clerger Rodler, un migrant haïtien de 22 ans, le tuant sur le coup. Le corps a ensuite été transféré à la morgue de l’hôpital municipal de Verón‑Punta Cana.
Le Groupe d’appui aux rapatriés et aux réfugiés (Garr) a qualifié cet acte d’« odieux », dénonçant le mépris apparent des autorités migratoires dominicaines pour la vie des Haïtiens. L’organisme a appelé les autorités haïtiennes à lancer une enquête afin que justice soit rendue et a exhorté la République dominicaine à mettre fin à la banalisation des violences à l’encontre des migrants haïtiens.
Un contexte de violences récurrentes
Le Garr rappelle que cet meurtre s’inscrit dans une série d’incidents similaires. En juillet 2026, un lieutenant‑colonel des services d’immigration dominicains aurait tiré sur un citoyen haïtien. En septembre 2024, un agent d’immigration aurait poussé Mikelson Germain du toit d’un immeuble. D’autres cas documentés incluent les tueries de Maxu Silleis (avril 2023), de Jean Modes Fontas (février 2023) et de deux civils à Tilori (mars 2023). Entre 2021 et 2025, quatorze Haïtiens auraient été assassinés par la police nationale dominicaine et deux par l’armée, selon un rapport de 2025 du Colectivo Haitianos RD.
Ces faits ont été évoqués lors d’une commémoration du massacre d’octobre 1937, où plus de 20 000 Haïtiens furent tués, soulignant la persistance d’une politique migratoire que le Garr décrit comme « abusive, dégradante, raciste et xénophobe ».
Le Garr critique également la gestion par l’État haïtien des violations des droits de ses citoyens à l’étranger, appelant à une prise de position ferme pour exiger la protection des Haïtiens présents sur le sol dominicain.
Source : AlterPresse
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