La communauté haïtienne de Springfield (Ohio) est en deuil après la mort de Pierre Damas Bel, âgé de vingt ans, survenue le 31 août 2026. Le jeune homme, récemment diplômé du lycée local et inscrit à l'Université Wright State, a été percuté par un semi‑remorque alors qu’il traversait l’Interstate 70 depuis la bande d’arrêt d’urgence de son véhicule.
Selon les autorités locales, aucune intentionnalité n’a été retenue dans l’accident, mais le contexte entourant le jeune homme alimente les spéculations. Damas portait un bracelet électronique imposé par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE). Son père, Pierre Ronald Bel, décrit ce dispositif comme une source d’humiliation et de stress, expliquant que son fils en était venu à abandonner l’école, à être exclu d’un programme du département de la Défense et à perdre sa place dans l’équipe de football du lycée.
Conséquences sur la vie du jeune homme
Le bracelet aurait limité l’accès de Damas à plusieurs opportunités, notamment un programme certifié du ministère de la Défense et des activités sportives. Son père affirme que le jeune était constamment surveillé par les agents de l’immigration, ce qui a accentué son sentiment de marginalisation.
Après la mort de son fils, Pierre Ronald Bel a annoncé son intention de vendre ses biens les plus précieux et de rentrer en Haïti avec les deux autres enfants de la famille. Il a sollicité l’aide du Haitian Community Help and Support Center ainsi d’autres organisations de défense des migrants pour organiser le déménagement.
Le cas de Damas s’inscrit dans un débat plus large aux États-Unis concernant l’usage des bracelets électroniques pour les migrants. Des incidents similaires, comme celui de Monsanto Maler à Blue Ash, ont suscité des critiques de la part d’organisations de défense des droits humains, qui jugent ces mesures inappropriées pour des personnes non condamnées pour des crimes.
À Springfield, certains membres de la communauté haïtienne évoquent la possibilité d’un suicide, bien que les autorités n’aient pas encore déterminé les raisons exactes de la traversée de l’autoroute. Une enquête est en cours.
Source : AlterPresse
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