Un juge du district sud de New York a rendu une décision majeure concernant la politique migratoire américaine. Dans un arrêt de 61 pages, la magistrate Jeannette Vargas a jugé que la suspension des visas d’immigrant, instaurée sous l’administration de Donald Trump, excédait les compétences légales du secrétaire d’État.
La mesure, entrée en vigueur en janvier 2026, visait à refuser les visas à des ressortissants de soixante‑quinze pays, dont Haïti, le Brésil, la Colombie, Cuba, le Guatemala, le Nicaragua et l’Uruguay, ainsi que d’autres nations d’Afrique, du Moyen‑Orient et d’Asie. Selon la décision, les autorités avaient reçu l’instruction de bloquer les demandes sans procéder à une analyse individuelle de la situation financière ou du risque présenté par chaque candidat.
La juge a qualifié la politique de « manifestement illégale » et a rejeté l’argument selon lequel les demandeurs issus de ces pays constitueraient une charge économique pour les États‑Unis. En conséquence, les refus de visas basés uniquement sur cette règle sont annulés, ce qui pourrait entraîner le réexamen de milliers de dossiers en attente.
Des organisations de défense des droits des immigrés ont accueilli la décision comme une victoire contre une mesure qu’elles jugeaient discriminatoire et contraire aux principes juridiques. Le département d’État ainsi que la Maison Blanche n’ont pas encore commenté la décision, laissant planer une incertitude sur les prochaines étapes administratives.
Source : Vant Bèf Info
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