alaminuteinfo.com
6 octobre 2026Version complète du site
Version complète
SÉCURITÉ2 min de lecture

Violence à Gros-Morne : 18 civils tués lors de représailles du gang Kokorat san ras

Une série d’attaques du gang Kokorat san ras a fait 18 morts à Gros-Morne, Artibonite, après une intervention de la Force de répression des gangs.

Par

Le lundi 28 septembre 2026, la commune de Gros‑Morne, dans l’Artibonite, a été le théâtre de deux assauts successifs perpétrés par le groupe armé connu sous le nom de Kokorat san ras. Au total, dix‑huit civils ont perdu la vie, dont une mère et ses deux filles qui se rendaient à l’hôpital.

Déroulement des faits

La première vague d’violence s’est déroulée dans la troisième section communale de Rivière blanche, à proximité de la localité de Grépin. Onze personnes y ont été abattues, parmi lesquelles les membres d’une même famille. Quelques heures plus tard, sept victimes supplémentaires ont été touchées à Grépin, près du centre‑ville.

Selon Hubert Sénéac, agent exécutif intérimaire de la commune, ces attaques constituent une représaille directe suite à une intervention de la Force de répression des gangs (FRG), composée de soldats sri‑lankais, qui a eu lieu dans la matinée du même jour. Au cours de cette opération, trois membres du gang ont été touchés par des projectiles de la FRG.

Réaction des forces de sécurité

La FRG a indiqué que ses agents ont été pris à partie par des tirs provenant d’éléments armés lors d’une patrouille à Gros‑Morne. Elle affirme avoir réagi conformément à ses règles d’engagement, entraînant la mort de trois assaillants et la fuite d’autres. Aucun de ses membres n’a été blessé, selon un communiqué publié sur X.

Un autre membre du groupe a été déclaré mort dans l’après‑midi, selon le président de l’administration communale.

Conséquences pour la population

Les habitants décrivent une situation de paralysie totale : écoles fermées, commerces désertés et circulation interrompue. L’agent exécutif a appelé le Conseil supérieur de la Police nationale à doter le commissariat local de véhicules blindés et à renforcer les effectifs policiers. Il a également sollicité un appui du Ministère de l’Intérieur pour aider les familles endeuillées.

Les troupes sri‑lankaises restent présentes à la demande des autorités locales afin de surveiller le quartier général du gang à Gonaïves et d’empêcher de nouvelles escalades.


Source : AlterPresse
AlterPresse

Publié par

Journaliste et contributeur de alaminuteinfo.com.

Voir tous ses articles →

À lire aussi

SÉCURITÉ

Procédure de renvoi engagée contre un militaire des FAd’H après des tirs à Jacmel

SÉCURITÉ

Gros-Morne : la tension persiste après les affrontements du 28 septembre

SÉCURITÉ

Déploiement limité de la Force de répression des gangs : 1 500 soldats sur 5 500 autorisés

SÉCURITÉ

Nouveau formulaire I KAT : le gouvernement renforce le suivi des voyageurs dans les aéroports haïtiens