Gros-Morne, dans l’Artibonite, a été le théâtre d’une escalade meurtrière au cours du week-end du 28 septembre 2026. Selon plusieurs sources locales relayées par AlterPresse, une dizaine de civils auraient été tués dans la foulée d’une intervention de la Force de suppression des gangs (GSF). Les faits se sont déroulés alors que des membres de la GSF effectuaient une patrouille dans la zone, lorsqu’ils ont été pris pour cible par des éléments armés.
Déroulement de l’intervention
Dans un communiqué publié en fin de soirée, la GSF indique que ses équipes ont subi des tirs et ont réagi conformément à leurs règles d’engagement, neutralisant trois personnes qu’elle qualifie d’« armées ». Aucun membre de la force ne serait blessé ou mort. Après plusieurs heures de présence, les troupes ont regagné leur base à Gonaïves.
Conséquences pour la population civile
Le même communiqué accuse ensuite des gangs d’avoir profité du départ de la GSF pour s’en prendre à des civils, entraînant des pertes humaines importantes. Le bilan exact des victimes civiles reste à confirmer, mais les premières estimations font état d’une dizaine de morts. Aucun détail supplémentaire n’a été fourni quant aux circonstances précises des attaques ni à l’identité des auteurs.
Les habitants de la région, déjà confrontés à une insécurité chronique, dénoncent une spirale de violence qui les laisse sans protection. Les autorités locales n’ont pas encore publié de chiffres officiels ni de mesures d’urgence pour sécuriser la zone.
Cette affaire s’inscrit dans le contexte plus large d’une instabilité persistante dans le pays, où les interventions militaires et les représailles de groupes armés se succèdent, souvent au détriment des civils.
Source : AlterPresse
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