Fin août, la localité de Kenscoff a été le théâtre d’un massacre qui a fait 47 morts, tous âges confondus. Les victimes ont été abattues par des groupes armés, tandis que des animaux, chiens et chevaux, ont également été touchés par les tirs, selon les témoignages recueillis.
Ce drame s’ajoute aux 1 408 décès recensés depuis le début de l’année 2026, témoignant d’une escalade de la violence à travers le pays. Les analystes soulignent la multiplication des formes de criminalité, incluant trafic de drogue, contrebande, trafic d’organes et trafic d’êtres humains, qui profitent de l’instabilité actuelle.
Réaction du gouvernement
Le Premier ministre, Fils‑Aimé, a exprimé une « profonde compassion » dans un bref communiqué, mais la déclaration a été jugée insuffisante par de nombreux observateurs. La critique s’est intensifiée après qu’un dîner en blanc, organisé dans un hôtel de Pétion‑Ville, ait eu lieu alors que les victimes de Kenscoff étaient encore au cœur de l’actualité.
Par ailleurs, la primature a été pointée du doigt pour son manque de mesures concrètes face à la criminalité croissante. Des dépenses jugées superflues, notamment des voyages à l’étranger et des frais de cabinets de communication, ont été dénoncées comme un détournement des ressources publiques.
Enjeux régionaux et internationaux
Le gouvernement haïtien poursuit ses contacts avec les États-Unis et la République dominicaine, malgré des tensions persistantes. L’Organisation des États américains (OEA) est également mentionnée comme co‑responsable des crises pré‑et post‑électorales qui ont secoué le pays ces dernières années.
Face à cette situation, la société civile réclame une réponse plus ferme et transparente, estimant que l’inaction actuelle renforce la perception d’une « kakistocratie » où le pire des dirigeants semble prévaloir.
Source : AlterPresse
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