Jean Rebel Dorcénat, ancien porte-parole de la Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion (CNDDR), et Pierre Espérance, Directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), sont à couteaux tirés. Les deux hommes s'accusent mutuellement sur la place publique, multipliant les déclarations à charge dans les médias.
Tout a commencé lorsque Pierre Espérance a évoqué des liens supposés entre Jean Rebel Dorcénat et certains groupes armés actifs dans le pays. Ces révélations ont provoqué une vive réaction de l'ancien membre de la CNDDR, qui rejette catégoriquement ces accusations.
Lors d'une conférence de presse tenue le lundi 5 mai, Jean Rebel Dorcénat a défendu son bilan au sein de la CNDDR, affirmant avoir activement contribué aux efforts de désarmement. Il a affirmé avoir toujours agi dans le cadre de la loi et dans l'intérêt du pays.
Il affirme également avoir remis des documents confidentiels aux institutions compétentes, ce qu'il considère comme essentiel dans la lutte contre le trafic illicite d'armes et de munitions. Il accuse ses détracteurs de vouloir salir son image et parle d'une tentative de lynchage public.
Face à la gravité des accusations et des contre-accusations, l'ancien fonctionnaire appelle la population à la vigilance. Dans ce contexte de crise sécuritaire, il appelle également les autorités à assumer pleinement leurs responsabilités dans la lutte contre l'insécurité.