Dans un communiqué publié le 15 septembre 2026, le parti politique Aksyon pou Konstwi yon Ayiti òganize (Akao) a exprimé sa profonde condamnation du massacre qui a eu lieu dans la nuit du 23 au 24 août à Kenscoff. L’incident, qui a fait plusieurs victimes parmi la population locale, illustre, selon le parti, la persistance d’une vague de violences qui frappe le pays depuis plusieurs années.
Responsabilité des autorités
Akao reproche aux gouvernements en place ainsi qu’aux administrations antérieures de ne pas avoir assumé leur rôle de garant de la protection des citoyens et de leurs biens. Le parti estime que l’insécurité actuelle ne peut être combattue uniquement sous l’angle sécuritaire, mais qu’elle trouve ses racines dans des choix politiques et économiques inadéquats.
Un lien entre insécurité et économie
Le parti souligne que la détérioration du tissu productif, les inégalités sociales croissantes et les décisions économiques qui ont affaibli les secteurs clés du pays sont autant de facteurs qui nourrissent le climat de terreur. En conséquence, Akao propose une réorientation de la politique économique, axée sur l’ouverture aux capitaux étrangers, la création d’emplois durables et la génération de richesses capables de soutenir la stabilité sociale.
Cette approche, selon le parti, doit mobiliser les milieux économiques, politiques, sociaux et intellectuels afin de concevoir un modèle de croissance inclusive. L’objectif affiché est de transformer la dynamique économique pour qu’elle devienne un levier de sécurité, plutôt que de laisser la lutte contre la criminalité reposer exclusivement sur les forces de l’ordre.
Akao invite donc les différents acteurs du pays à réfléchir à une nouvelle orientation qui placerait le développement économique au cœur de la stratégie de lutte contre l’insécurité, dans l’espoir de restaurer la confiance des citoyens et de garantir la protection de leurs vies et de leurs biens.
Source : AlterPresse
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