À l'approche de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies, plusieurs formations de l'opposition haïtienne ont publié une lettre ouverte adressée au secrétaire général António Guterres. Signée par des représentants de différents blocs, dont le Grand bloc du peuple, le Consensus politique et l'Accord Montana, la missive souligne la montée des violences armées et l’incertitude qui plane sur le processus électoral.
Exigences principales
Les signataires appellent la communauté internationale – ONU, Caricom, OEA, Union européenne, Canada et États‑Unis – à créer les conditions nécessaires à des élections libres, transparentes, inclusives et sécurisées. Ils insistent sur la mise en place d’un exécutif de transition bicéphale, issu d’un consensus haïtien, avec un mandat limité, une feuille de route nationale et un dispositif de sécurité renforcé.
Parmi les mesures proposées figurent un audit indépendant du registre électoral, afin de garantir la fiabilité des listes d’électeurs et la protection des données personnelles, ainsi qu’un mécanisme de coordination entre la Police nationale, les Forces armées, la Force internationale de lutte contre les gangs et les institutions judiciaires, dans le respect des droits humains.
Les groupes politiques insistent que la résolution de la crise haïtienne ne peut reposer uniquement sur des solutions électorales ou sécuritaires. Ils demandent une approche haïtienne, inclusive et rigoureuse, soutenue par la communauté internationale, mais sans prolonger les mécanismes qui ont conduit à l’impasse actuelle.
Enfin, la lettre invite les partenaires internationaux à réévaluer leur soutien au pouvoir en place, privilégiant un processus de consensus politique haïtien plutôt qu’un appui automatique à une gouvernance dont la légitimité reste contestée.
Source : AlterPresse
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