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5 novembre 2026Version complète du site
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Appel à un nouveau consensus politique en Haïti : organisations exigent la démission du Premier ministre et la sécurité avant les élections de 2027

Des formations politiques et sociales haïtiennes réclament la mise en place d’un consensus national, le départ du Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé et le rétablissement de la sécurité afin de garantir des élections libres et crédibles en 2027.

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Plusieurs groupes politiques et sociaux haïtiens ont publié, au cours du mois d’octobre 2026, des appels convergents à la création d’un nouveau consensus national. Le but affiché est de relancer la transition en cours, de restaurer la sécurité et d’organiser des élections jugées crédibles, honnêtes et inclusives.

Demandes principales

Le Groupe d’opposition progressiste des anciens signataires du pacte (Gosap), dirigé par Marie‑Denise Claude, réclame le départ du Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé, qu’il accuse d’avoir créé une plateforme politique personnelle, détournant ainsi le processus électoral. La Fusion des sociaux‑démocrates et la Coalition des forces républicaines (Cfr) formulent la même exigence, tout en appelant à une solution institutionnelle respectueuse de la Constitution.

Contexte sécuritaire

Le pays reste confronté à une recrudescence des violences de gangs armés, notamment dans les communes de Petite‑Rivière et Verrettes (département de l’Artibonite) ainsi que dans l’Arcahaie. Le Gosap souligne que l’absence de mesures concrètes pour rétablir l’ordre public constitue une violation du Pacte national signé en février 2026 à Pétionville et à la Villa d’Accueil.

Calendrier électoral incertain

Le Conseil électoral provisoire (Cep) a déjà reporté à plusieurs reprises la tenue des scrutins. Initialement prévues pour le 30 août 2026, les élections ont été repoussées au 13 décembre 2026, puis, dans le nouveau calendrier publié le 28 octobre 2026, au premier tour du 18 juillet 2027 et au second tour du 4 octobre 2027. La Fusion critique ces reports successifs, les qualifiant de preuve de l’incapacité des autorités à garantir un cadre sécuritaire et logistique adéquat.

La Cfr, dans une note du 21 octobre, met en garde la communauté internationale contre toute tentative de substitution aux acteurs locaux visant à maintenir le Premier ministre au pouvoir au-delà du 7 février 2027, date à laquelle son mandat doit prendre fin.

En résumé, les organisations concernées appellent à un ultime consensus politique avant le 7 février 2027, estimant que sans accord majoritaire et sans légitimité politique, la transition ne pourra pas aboutir à des élections libres et à la stabilisation du pays.


Source : AlterPresse
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Journaliste et contributeur de alaminuteinfo.com.

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