Le président du Salvador, Nayib Bukele, a exprimé sa volonté que les militaires de son pays opérant en Haïti ne soient pas incorporés à la Force de répression des gangs (FRG). Selon le Miami Herald, les troupes salvadoriennes doivent rester sous l’autorité directe de leurs propres officiers, sans rendre compte à la hiérarchie haïtienne de la FRG.
Cette décision intervient alors que la présence militaire du Salvador sur le sol haïtien se renforce. Un avion militaire salvadorien a atterri à Port‑au‑Prince le 26 octobre, suivi de l’arrivée prévue de trois autres appareils le 27 octobre. Ces mouvements coïncident avec l’attaque du 18 octobre à Croix‑des‑Bouquets, qui a visé un véhicule transportant quatre soldats salvadoriens, désormais portés disparus. Des restes humains ont été remis à la FRG le 24 octobre, mais aucune identification officielle n’a été confirmée, et Bukele conteste les informations les liant à ses hommes.
Implications pour la coordination des opérations
Le refus d’intégrer les troupes salvadoriennes à la FRG soulève plusieurs interrogations. Sous quel cadre juridique les soldats interviendront‑ils ? S’agit‑il d’un dispositif prévu par l’accord bilatéral entre Port‑au‑Prince et San Salvador, ou d’une structure distincte ? Aucun détail officiel n’a été fourni à ce jour.
Les autorités haïtiennes n’ont pas encore commenté publiquement la position de Bukele. La coordination entre les forces salvadoriennes, la FRG et les autres acteurs engagés contre les groupes armés reste donc incertaine, laissant planer des questions sur l’efficacité et la légitimité des opérations conjointes.
Source : Vant Bèf Info
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