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3 août 2026Version complète du site
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INSÉCURITÉ

Crise sanitaire dans l’air métropolitaine, conséquences de la remontée des actes de violence

Dorvil Webertson3 min de lecture

Le climat de violence qui s'installe depuis des jours en Haïti a des lourdes répercussions sur le système de santé en général et sur le secteur pharmaceutique.

En seulement deux jours, quatre femmes enceintes sont décédées, suite à l'absence de chirurgiens et d'anesthésistes qui devraient assurer leur prise en charge, ces derniers n'ont pas pu se déplacer, en raison de l'escalade des actes de violence perpétrée par la coalition criminelle "Viv Ansanm". Et, continuer à soigner dans un tel climat d'extrêmes violences est un véritable chemin de croix, a déclaré le Dr.Ronald Laroche.

L'accès aux soins de santé est presque impossible

Dr. Ronald Laroche, qui peint un tableau sombre de la situation sanitaire, la qualifiant comme « une agonie du système de santé en Haïti ».

Plus loin, le responsable du réseau Dash a fait pas mal de suggestions pour trouver la solution à cette crise, établir un partenariat entre le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) et l'association des hôpitaux du secteur privé, puisque les hôpitaux publics n'existent plus.

D'autre part, le médecin tire la sonnette d'alarme. Le pays est en agonie sur le plan sanitaire. Le bas de la ville n'existe plus. Tous les hôpitaux, qu'ils soient publics ou privés, sont complètement détruits. « Moi-même, au sein du réseau DASH, j'ai récemment perdu 4 hôpitaux : ceux de Centre-ville, Delmas et Tabarre. La population n'a plus accès aux soins", s'est attristé le Dr Ronald Laroche.

Depuis que les bandits ont contraint l’hôpital Chancerelles à fermer ses portes, la zone métropolitaine de Port-au-Prince se retrouve sans aucun hôpital capable d’accueillir les femmes enceintes pour accoucher. Tous les centres de maternité sont actuellement fermés, a poursuivi le Dr Ronald Laroche.

" Des patients ont été extraits de force de notre ambulance et exécutés. Notre personnel a été menacé de mort et de viol. Ça ne peut pas continuer. C'est intolérable ", se plaint Sandra Lamarque, coordinatrice des opérations à Médecins Sans Frontières, tout en invoquant la suspension des activités de ladite institution à Port-au-Prince, à travers une vidéo publiée sur le compte X de MSF.

Le responsable du centre hospitalier Elohim, Dr. Berthony François dit constater le rehaussement des cas de maladies cardio-vasculaires avec paralysie partielle ou totale chez des jeunes hommes et femmes conséquences directes des actes de violence.

D'autre part, le médecin a fait savoir que le centre qu'il dirige a enregistré au moins une vingtaine de cas de plaies par balle, le dernier en date est un adolescent de 13 ans.

Plus loin, le gynécologue en a profité pour faire le point sur des sujets comme la sexualité, en suggérant aux hommes sexuellement actifs la non-utilisation des produits sexo-actifs, car ceci pourra déboucher sur des conséquences sur le bon fonctionnement du cœur en cette période de crise. Tout en demandant aux filles de faire preuve de clémence envers leur partenaire sexuel car la situation l'exige, en dépit de la montée du taux de libido dû au stress.

Dr Paul Junior Fontilus, directeur exécutif de l'hôpital de l'Universitaire de la Paix (HUM) a fait savoir que 49 blessés par balles, dont un décès ont été enregistrés en seulement une semaine de ce mois de novembre.

 

Source photo: Haiti Liberte

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Dorvil Webertson

Journaliste et contributeur de alaminuteinfo.com.

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