Suite à l’annonce des autorités sanitaires de la résurgence de cas confirmés de choléra en Haïti. Les médecins Sans Frontière participent à la mise en place et l’ouverture de plusieurs centres de prise en charge dans la zone métropolitaine.
Dans une note publiée sur les réseaux sociaux, Médecin Sans frontière informe le grand public sur son implication dans l’implantation des cellules de prise en charge des contaminés du choléra ce mardi 4 octobre.
Résurgence du Choléra
Le ministère de la Santé publique et de la population a informé le samedi 1er Octobre, la détection d’un premier cas confirmé de choléra à Savane Pistache / Decayette, dans la commune de Port-au-Prince et des cas suspects à Brooklyn dans la commune de cité Soleil. À ce jour, selon l’organisation internationale Médecins sans frontières, pas moins de 68 personnes sont déjà infectées et admis dans les centres d’urgence et de prise en charge.
Dans une interview, le porte-parole de L’OMS, Christian Lindmeier a exprimé son inquiétude face aux dégâts que l’épidémie peut provoquer : « la situation évolue rapidement et il est possible que des cas antérieurs n’ont pas été détectés » a-t-il déclaré, le nombre de décès pour « supérieur » et augmenté ajoute-t-il.
Mise en place des structures d’urgence
Pour pallier ce problème, en l’occurrence prendre soin des gens contaminés et stopper la propagation de l’épidémie, des centres de traitement ont été créés. « Le MSF a ouvert à Port-au-Prince des unités de traitement du choléra de 10 lits dans le quartier de Brooklyn et 20 lits au centre d’urgence MSF de Turgeau et un centre de traitement du choléra d’une capacité de 50 lits à l’hôpital MSF de Cité Soleil »
L’OMS annonce qu'elle va demander des vaccins oraux contre le choléra pour Haïti suite à la résurgence de la maladie. La demande sera soumise au Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccins oraux. À noter que cette organisation, dès la découverte des premiers cas de contamination a réagi rapidement sur la situation, ce qui laisse des gens de la population perplexes.
Par ailleurs, l'ONU craint l’apparition de cas de choléra dans des zones contrôlées par des gangs. D'autres instances se disent préoccuper par la crise politique et la prise en otage du Central Varreux où 70 % des produits pétroliers sont stockés, ce qui pourrait avoir beaucoup d'impact sur les démarches visant à lutter contre la maladie qui s'étend rapidement.
Les gestes barrières pour se protéger du Choléra
Pour éviter d’attraper le choléra, le MSPP recommande à tout un chacun de prendre toutes les mesures d’hygiène adéquates à savoir : Le lavage des mains, la consommation d’eau potable (soit de l’eau bouillie, soit de l’eau traitée avec un produit chloré), la protection des aliments, l’utilisation des latrines pour la défécation.
En outre, des acteurs de la population mettent en doute cette résurgence subite de la maladie qui avait disparu du territoire depuis plus de trois. Il serait préférable que ces derniers effectuent une enquête afin d'éviter de porter préjudice à cette population qui, visiblement, se retrouve dans une impasse difficile, car, un confrère journaliste a visité un centre de MSF et a constaté plus de trois cas dont les familles ont témoigné que les symptômes sont réels.
Qu'il s'agisse de manœuvres politiques ou d'une nouvelle importation, le Choléra a déjà causé 10 000 morts pour plus de 800 000 cas majoritairement recensés en Haïti et en République Dominicaine, mais aussi à Cuba et au Mexique.