samedi 1 août 2026
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Départ du PM Ariel Henry, quelle sera la fin par la suite ?

Les volontés et agissements de certains acteurs politiques tendent vers une exigence de la démission du Premier ministre de facto, Ariel Henry, qui selon ces derniers n’est pas capable de conduire le pays au bon port après plus d’un an de prise de fonction comme chef du gouvernement. Le neurochirurgien, à la tête de la primature est très contesté et ciblé par de nombreuses manifestations organisées, parfois violentes à travers le pays contre son pouvoir, qualifié d’incompétent, depuis environ plusieurs semaines. En dépit de tous ces agissements, il est important de se poser la question : Quelle sera la fin par la suite du départ d’Ariel ?

En effet, la gestion faite de la crise par l’équipe au pouvoir fait de lui la proie de toutes les critiques, au point que l’Organisation des Nations-Unies (ONU), une partie importante de la communauté internationale a exigé un rapport détaillé de la situation. Ce dernier pourrait en fait, s’il n’est pas convaincant, condamner le Premier ministre en fonction. De ce fait, il serait obligé de démissionner. Or, les différents mouvements revendicatifs nationaux, ont fait du départ du Dr Ariel Henry une priorité de la solution à cette crise multidimensionnelle, sévissant le pays. Des propositions et discours publics prennent chair, tous, seraient prêts pour un départ du chef de la Primature.

Un départ lointain en prenant en compte les diverses propositions des camps adverses

Les deux élus de l’accord Montana, particulièrement le Premier ministre dudit accord, l’ex sénateur de l’ouest, Steven Benoît s’est montré virulent là-dessus. Il a qualifié publiquement Ariel Henry d’incompétent, qui selon lui est un menteur. Et, pour résoudre la crise actuelle, il appelle à la démission du Premier ministre et de ses 18 ministres collaborateurs. Il a tenu ses propos à la période où des rumeurs de démission du Premier ministre ont circulé et suscité des remous à travers plusieurs villes provinces et des zones environnantes de la Capitale.

De son côté, Fritz Alphonse Jean, président élu de l’Accord Montana, se garde de se prononcer sur les démarches faites par son groupe en vue de couper la tête du neurochirurgien au pouvoir, il croit que le départ du Premier ministre pour une solution à cette crise multiple ne dépend que des différents acteurs importants de la crise.

À ce effet, l’ancien sénateur Jean-Charles Moïse et secrétaire général du parti « Pitit Desalin », lui, envisage déjà l’après Ariel Henry. Il propose une nouvelle carte du pouvoir politique en Haïti, après la démission du Premier ministre de facto. À en croire le plan de la sortie de crise du candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, un ministre du gouvernement de facto sera nommé au poste de Premier ministre a.i, celui-ci restera en poste, afin de former un gouvernement de transition.

Le nouveau gouvernement sera composé de 10 ministres. Des pourparlers seront par la suite menés avec des secteurs représentatifs de la vie nationale, en vue de former un conseil électoral provisoire (CEP) chargé d’organiser les prochaines élections dans le pays. C’est donc la proposition rendue publique par le leader du parti “Pitit Desalin”, tout en se gardant de ne pas mentionner la méthode utilisée, dans le cadre de l’élaboration de cette proposition visant à prendre le relais, après la probable démission du locataire de la primature.

Plus d’un se questionne sur la fin par la suite du départ d’Ariel Henry. Quelles sont les procédures à appliquer, est-ce qu’on procédera aux élections ? Bien que l’ex sénateur Moïse Jean-Charles aie présenté un plan, serait-il favorable aux autres acteurs politiques et sociaux ?