Le 24 septembre, alors que se tenait la 81e Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, Dominique Dupuy, ancienne ministre haïtienne des Affaires étrangères et ex‑ambassadrice d’Haïti auprès de l’UNESCO, a participé à une rencontre internationale à New York. Organisée par ServiceNow, le Tony Blair Institute for Global Change et Project Everyone, la session « Women in Political Leadership – Building for the Next Generation » a réuni des responsables politiques, des décideurs et des représentants de la société civile pour examiner les obstacles qui freinent encore l’accès des femmes aux postes de responsabilité.
Un regard tiré de l’expérience
Lors de la table ronde intitulée « Protecting Progress and Navigating Setbacks », Dominique Dupuy a partagé son parcours au sein des institutions haïtiennes et internationales. Aux côtés d’Adrienne Elrod et de la ministre sud‑africaine Pemmy Majodina, elle a abordé les questions de protection, de représentation et de maintien des femmes dans les espaces décisionnels. Son intervention s’est appuyée sur des exemples concrets tirés de sa carrière, soulignant que les avancées obtenues peuvent rapidement être remises en cause si les structures de soutien ne sont pas renforcées.
Dupuy a insisté sur le rôle central de l’éducation et de l’accès aux opportunités économiques comme leviers d’autonomisation. Selon elle, ces deux axes permettent non seulement aux femmes, mais aussi aux jeunes, de développer les compétences nécessaires pour influencer les politiques publiques. Elle a rappelé que, mère d’une fille de sept ans, elle porte personnellement la conviction que la transmission des connaissances et des valeurs est indispensable pour assurer une relève solide.
La discussion a également mis en lumière les initiatives déjà en cours dans différents pays, tout en pointant les lacunes persistantes, notamment le manque de mentorat structuré et les barrières culturelles. Les participants ont convenu que des programmes de formation ciblés, soutenus par des institutions publiques et privées, pourraient accélérer la mise en place d’un vivier de femmes prêtes à assumer des fonctions de direction.
En conclusion, Dominique Dupuy a appelé les acteurs internationaux à intensifier leurs efforts pour créer des environnements propices à l’émergence de nouvelles dirigeantes, rappelant que le succès de la prochaine génération dépend de l’investissement réalisé aujourd’hui.
Source : Vant Bèf Info
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