Le lundi 28 septembre 2026, le ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE) a réuni à Port‑au‑Prince des représentants gouvernementaux, des ministres, ainsi que des délégués des Nations Unies, de la Banque mondiale et de la Banque interaméricaine de développement (BID). L’atelier, présidé par la ministre Dre Sandra Paulemon, était dédié à l’examen et à la validation des orientations stratégiques du Programme national de stabilisation et de relance économique, sociale et territoriale (PNSREST) 2026‑2030.
Conçu sous la direction du MPCE et bénéficiant de l’appui technique du Système des Nations Unies, le PNSREST se veut le cadre de référence national pour la stabilisation des territoires affectés par la crise et la relance d’une croissance inclusive. Le programme vise à renforcer la présence des institutions publiques, à rétablir l’accès aux services essentiels et à créer de nouvelles opportunités économiques, notamment dans les zones d’accueil des populations déplacées. Les femmes et les jeunes sont explicitement ciblés comme groupes prioritaires.
Les huit piliers du programme
Le dispositif s’articule autour de huit axes :
1. Gouvernance, sécurité et administration territoriale ;
2. Relance économique et moyens de subsistance ;
3. Services sociaux de base et infrastructures essentielles ;
4. Environnement et gestion des risques ;
5. Sécurité communautaire et retour durable ;
6. Genre, protection et inclusion ;
7. Pilotage, analyse et coordination.
Chaque pilier doit soutenir des initiatives capables de générer des emplois décents et de réduire la vulnérabilité des communautés locales.
Déclarations des responsables
La ministre Sandra Paulemon a souligné que le PNSREST doit permettre de dépasser les réponses ponctuelles à la crise. « L’ambition du Gouvernement est claire : passer d’une logique de réponse ponctuelle à une démarche structurée, coordonnée et durable », a‑t‑elle déclaré, en insistant sur la nécessité d’offrir davantage de services, d’emplois et de sécurité dans les zones d’accueil hors de la métropole.
De son côté, la coordinatrice résidente et humanitaire des Nations Unies en Haïti, Dre Nicole Boni Kouassi, a appelé à une mobilisation collective et à un meilleur alignement des interventions des agences onusiennes sur les priorités nationales, ainsi qu’à un renforcement de la coordination et de la transparence des résultats.
Prochaines étapes techniques
La validation des orientations ne clôture pas le processus. Des travaux techniques sont désormais prévus pour détailler les programmes associés à chaque pilier, identifier des projets concrets et assurer des résultats visibles pour la population. Le MPCE, le Système des Nations Unies, les institutions financières internationales et les partenaires restent mobilisés pour faire entrer le PNSREST dans une phase opérationnelle visant la stabilisation et le relèvement durable des communautés affectées.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info







