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18 septembre 2026Version complète du site
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Escalade des enlèvements à Port-au-Prince : les gangs exploitent les maisons vacantes et les failles sécuritaires

Les kidnappings se multiplient dans la capitale haïtienne. Les gangs utilisent des habitations inoccupées comme lieux de séquestration, tandis que les autorités peinent à reprendre le contrôle des quartiers sous leur domination.

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Les experts en sécurité publique constatent une hausse marquée des enlèvements dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Selon M. Réginald Delva, les chefs de gangs intensifient ces actes afin d’accroître leurs revenus, en s’appuyant sur une logistique capable de retenir les otages plusieurs mois.

Des zones inaccessibles aux forces de l’ordre

Les quartiers contrôlés par les groupes armés restent largement hors d’atteinte des unités policières. Ce sont précisément ces espaces, souvent composés de maisons inoccupées ou de terrains vagues, qui sont privilégiés pour la séquestration. Récemment, la police a réussi à libérer un otage dans une zone accessible, mais la majorité des victimes demeure enfermée dans des lieux difficiles d’accès.

Un criminel récurrent, se faisant passer pour un agent immobilier, a été appréhendé alors qu’il était impliqué dans la rétention de victimes. Cette affaire illustre la façon dont les gangs exploitent la vulnérabilité des biens immobiliers abandonnés.

Priorités des autorités

Un ancien officier des Forces Armées d’Haïti (FADH) insiste sur la nécessité de rouvrir les routes et de reconquérir les territoires perdus. Il souligne que la simple présence policière ou militaire ne suffit pas ; il faut également rétablir les services sociaux de base pour consolider les zones récupérées.

L’ancien ministre de l’Intérieur appelle à une vigilance accrue autour des maisons vacantes, rappelant que de nombreux Haïtiens ayant fui le pays laissent leurs propriétés à la merci des gangs. Les propriétaires, notamment à l’étranger, sont invités à vérifier les antécédents des personnes qui gèrent leurs biens auprès de la police judiciaire.

Statistiques et perception du risque

Le spécialiste estime que les chiffres officiels sous‑évaluent la réalité du phénomène. De nombreux parents hésitent à signaler les enlèvements de peur d’attirer l’attention des criminels. Les victimes, même libérées, restent marquées par la peur et peuvent involontairement devenir des vecteurs d’informations facilitant de nouveaux enlèvements, notamment dans des entreprises ou institutions.


Source : Radio Métropole
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Journaliste et contributeur de alaminuteinfo.com.

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