Le mercredi 16 septembre 2026, le ministre haïtien de la Justice et de la Sécurité publique, Patrick Pélissier, a reçu à Port‑au‑Prince l’ambassadeur de France, Gautier Lekens. Au cours de cet entretien, les deux parties ont fait le point sur la situation sécuritaire du pays et ont défini les contours d’une coopération renforcée.
Un engagement français pour la modernisation judiciaire
La France a annoncé son intention d’accompagner Haïti dans la refonte de son système judiciaire. Cet appui se traduira par des programmes de formation ciblés et un soutien au développement des capacités opérationnelles de la Police nationale d’Haïti (PNH). L’objectif affiché est de rendre le système plus efficace dans la lutte contre la criminalité organisée.
Récemment, une vingtaine de professionnels du droit haïtien – avocats, magistrats et autres acteurs du système judiciaire – ont suivi en France une formation spécialisée portant sur la mise en œuvre de la réforme pénale. Cette première vague de formation vise à créer un socle de compétences locales capables d’appliquer les nouvelles dispositions législatives.
Des formations sécuritaires déjà en cours
Le gouvernement français a rappelé que, depuis le début de l’année, quatre sessions de formation liées à la sécurité intérieure ont été réalisées en Haïti. Cinq nouvelles formations sont planifiées avant la clôture de 2026. Elles ciblent les services d’intervention et la police judiciaire, afin d’améliorer leurs techniques d’enquête et leurs stratégies de prévention face aux réseaux criminels.
Ces actions s’inscrivent dans un contexte où la criminalité organisée demeure l’un des principaux défis pour les autorités haïtiennes. Le renforcement des compétences des forces de l’ordre et la modernisation du cadre judiciaire sont perçus comme des leviers essentiels pour restaurer la confiance des citoyens.
Les deux interlocuteurs ont conclu que la coopération franco‑haïtienne devait s’appuyer sur un suivi régulier et une évaluation des résultats obtenus, afin d’ajuster les programmes de formation aux besoins réels du terrain.
Source : AlterPresse
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