Cette semaine, le climat sécuritaire à Gressier, au sud de Port-au-Prince, s’est fortement détérioré après une offensive sans précédent des groupes armés. Pour la première fois, les milices ont ciblé les communautés perchées, en particulier la section de Jasmin, où habitants et brigadiers ont fui face à la violence.
Les autorités municipales ont recensé plusieurs centaines de personnes déplacées. En plus des résidents des zones montagneuses, de nombreux citadins ont choisi de quitter le centre-ville, redoutant de nouvelles attaques. Les forces de l’ordre, renforcées par l’unité d’intervention BRI et des véhicules blindés déployés en milieu de semaine, ont toutefois réussi à contenir partiellement l’assaut. Les patrouilles de la CIMO et du SWATT, déjà présentes, ont été complétées par ces nouveaux moyens.
Intervention aérienne et stratégie de riposte
Alexis Claudy, directeur général de la mairie de Gressier, a confirmé le recours à un soutien aérien pour repousser les assaillants. Selon lui, les forces de l’ordre ont besoin de temps pour élaborer une réponse adaptée à cette offensive jugée audacieuse.
Le gang identifié comme « 103 Zombies », qui avait subi plusieurs revers en centre-ville, s’est replié dans la périphérie de Mariani. Grâce à des ressources logistiques locales, il a pu relancer ses attaques, notamment en maintenant des postes de contrôle sur les routes agricoles qui restent essentielles pour le transport de marchandises et de personnes vers la péninsule sud.
Efforts de rétablissement et retour des déplacés
Le maire intérimaire a réaffirmé la volonté de la municipalité de faciliter le retour des populations évacuées. La destruction récente d’un sous‑commissariat, survenue au début du mois, a été perçue comme un revers majeur pour l’administration locale.
Claudy a démenti les rumeurs concernant la construction de nouvelles barricades sur la route principale. Il a constaté, lors d’une visite au carrefour quatre gendarmes, que la voie était libre. Il a également salué le courage des policiers qui ont repris le contrôle de plusieurs points stratégiques, notamment la destruction de barricades de béton qui bloquaient la route nationale n°2.
Le retour des déplacés demeure la priorité de l’administration communale, qui continue de coopérer étroitement avec les brigadiers et les forces de police pour sécuriser les artères secondaires et restaurer la mobilité dans la région.
Source : Radio Métropole
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