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3 novembre 2026Version complète du site
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Experts haïtiens tirent la sonnette d’alarme sur le risque sismique et le non‑respect du code du bâtiment

Des géologues, ingénieurs et personnalités publiques appellent les autorités et la population haïtienne à renforcer la vigilance face à un risque sismique accru, soulignant les lacunes de la construction parasismique actuelle.

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Des secousses successives en Amérique du Sud – un séisme violent en Colombie suivi, 45 jours plus tard, d’un autre au Venezuela – ont rappelé la proximité des plaques tectoniques sud‑américaine et caraïbéenne. Selon l’ingénieur géologue Claude Prepti, Haïti se situe dans la même zone de convergence, ce qui rend plausible l’occurrence d’un séisme majeur sur le territoire haïtien.

Un contexte sismique régional inquiétant

En juin 2026, 143 tremblements de terre ont été enregistrés dans l’archipel, dont seulement 23 en Haïti. La majorité des séismes se produit du côté dominicain, une différence souvent attribuée à la chaîne montagneuse qui couvre près de 75 % du pays. Toutefois, les reliefs ne constituent pas une barrière efficace contre les ondes sismiques. Les deux grandes failles principales et leurs ramifications secondaires sont déjà cartographiées, la faille du Nord pouvant générer une secousse de magnitude 7,8 sur l’échelle de Richter.

Construction parasismique : un manquement persistant

Le code du bâtiment, instauré en 2012 et révisé en 2025, définit les exigences relatives au type de sol, à la fréquence du bâtiment et à la répartition des forces. Malgré ces prescriptions, de nombreuses habitations anciennes n’ont jamais été édifiées selon ces normes, et les nouvelles constructions continuent de les ignorer. Le président du Collège des ingénieurs et architectes d’Haïti, Alex Lorquet, dénonce l’insouciance des administrations communales, qui se concentrent davantage sur la gestion des marchés publics et des cimetières que sur la planification urbaine. Il exhorte les mairies à jouer un rôle de premier plan dans le contrôle du respect du code, tandis que le ministère de l’Intérieur devrait renforcer la supervision des collectivités locales.

Le cinéaste Arnold Antonin, également préoccupé par la succession de séismes en Amérique latine, propose la création d’un institut autonome de reconstruction chargé de superviser les travaux de remise en état. Il rappelle que la conformité aux normes parasismiques est indispensable pour limiter les dégâts humains et matériels en cas de secousse majeure.


Source : Radio Métropole
Radio Métropole

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Journaliste et contributeur de alaminuteinfo.com.

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