Depuis le lundi 14 septembre, près d’une dizaine d’agents de la Police nationale d’Haïti, récemment mutés vers le département de l’Artibonite, sont retenus à l’Autorité portuaire nationale (APN). Ils attendent toujours le moyen de transport qui les conduirait à Gonaïves, sans qu’une solution concrète n’ait été proposée à ce jour.
Les policiers contactés par la rédaction expriment leur mécontentement, estimant que les conditions d’attente ne correspondent pas aux exigences de leurs fonctions. Cette situation met en évidence les difficultés organisationnelles de la PNH pour assurer le déplacement de ses effectifs vers leurs nouvelles affectations.
Contexte des mutations à Delmas
Depuis plusieurs semaines, de nombreux agents du commissariat de Delmas 33 ont été réaffectés à d’autres départements. Selon des sources non officielles, ces mutations seraient liées à la recrudescence des enlèvements dans la commune de Delmas. Le porte‑parole de la PNH, Garry Desrosiers, avait précisé le 27 août que ces transferts ne constituaient pas des sanctions, mais relevaient du fonctionnement interne de l’institution.
Malgré ces changements, les faits d’enlèvement persistent. Le journaliste Wesley Jean Renaud, de Radio Télé Métropole, a été enlevé le 7 septembre à Delmas 31, et deux élèves ont été kidnappés le 9 septembre à Delmas 75 alors qu’ils se rendaient à l’école. Ces incidents continuent d’alimenter les interrogations sur l’efficacité du dispositif de sécurité dans la zone.
Le blocage des policiers à l’APN soulève donc des questions plus larges sur la capacité de la PNH à organiser les déplacements de ses agents, alors même que le pays fait face à des menaces sécuritaires croissantes. Aucun délai n’a été indiqué pour la mise en place d’un transport, et les agents restent dans l’attente, exprimant leur frustration face à une prise en charge jugée insuffisante.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info