Le 23 août 2026, le ministère de la Défense a mis un terme à un forum national de trois jours, organisé à Pétionville, autour du thème « Quelle armée pour Haïti ? ». L’événement, initié le 21 août, réunissait représentants militaires, universitaires et civils.
Dans son discours de clôture, le ministre Mario Andrésol a rappelé que la robustesse et la pérennité d’une armée reposent sur des institutions solides, la confiance de la population et un cadre constitutionnel clairement défini. Il a également souligné le rôle central de la jeunesse dans la construction d’un projet de défense structuré et porteur d’avenir.
La troisième journée a rassemblé des intervenants tels que l’économiste Kesner Pharel, l’ancien militaire Ashley Laraque, le colonel Antoine Atouriste et le lieutenant‑colonel Jean Thomas Cyprien. Les débats ont porté sur la façon dont les Forces armées d’Haïti (FADH) pourraient devenir un vecteur de développement national.
Le deuxième jour, le commandant en chef des FADH, le lieutenant‑général Derby Guerrier, a plaidé pour le renforcement et la reconstitution des capacités opérationnelles de l’institution, en pointant les déficits en équipements, infrastructures, ressources humaines et formation.
Le lieutenant‑colonel Edwin Florexil a insisté sur l’importance d’un renseignement militaire performant, tandis que Pierre Antoine Louis a mis en garde contre les menaces extérieures à la souveraineté, notamment la protection du patrimoine maritime haïtien.
Le forum a été lancé par la signature d’un protocole d’accord‑cadre entre le ministère de la Défense, les FADH et l’Université d’État d’Haïti (UEH). Ce partenariat vise à renforcer les compétences académiques, scientifiques et professionnelles des cadres militaires et à instaurer une collaboration durable entre l’armée et le monde universitaire.
Mario Andrésol a présenté la formation comme un levier essentiel de modernisation, insistant sur l’éthique, la déontologie et la connaissance comme piliers d’une armée moderne.
La cérémonie d’ouverture a compté la présence du Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé, de représentants des institutions publiques, du haut commandement des FADH, du secteur universitaire, de la société civile et de la communauté internationale.
Source : AlterPresse
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