Les organisations politiques signataires de l’accord du 3 avril s’apprêtent à descendre dans la rue pour réclamer le départ du gouvernement intérimaire qu’elles ont contribué à mettre en place. Cette volte-face pose la question de la sincérité de leur engagement et de leur responsabilité dans l’échec de cette transition.
En décembre dernier, ces mêmes acteurs, dans leur quête du pouvoir, avaient envoyé un document à la CARICOM, incluant le groupe criminel Viv Ansanm parmi les acteurs politiques. Une démarche qui illustre la confusion et l’opportunisme qui caractérisent la classe politique haïtienne.
Alors que la population subit de plein fouet les conséquences de l’insécurité, de la crise économique et de l’absence de gouvernance, ces structures politiques semblent plus préoccupées par le partage du pouvoir que par la recherche de solutions durables. Haïti traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire récente, mais ses dirigeants s’obstinent à privilégier leurs intérêts personnels au détriment du bien-être collectif.









