Ce lundi, au Palais national, le Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé a accompagné le secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin, lors de la signature de deux accords avec la CAF, Banque de développement de l’Amérique latine et des Caraïbes. Les documents, signés par des ministres haïtiens et le vice‑président exécutif de la CAF, Gianpiero Leonini, marquent une étape officielle dans le rapprochement entre Haïti et l’institution financière régionale.
Cadre juridique et privilèges
Le premier accord, conclu entre la ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, et la CAF, porte sur les privilèges, immunités et exemptions accordés à la banque et à son personnel. Il définit le cadre légal qui permettra à la CAF d’exercer ses activités sur le territoire haïtien en toute conformité avec le droit national.
Intégration et perspectives de financement
Le second texte, signé par le ministre de l’Économie et des Finances, Serge Gabriel Colin, vise l’intégration d’Haïti à la CAF. Cette adhésion doit faciliter l’accès à des lignes de crédit et à des programmes de financement destinés à soutenir des projets d’infrastructures, d’énergie, d’agriculture et de services publics.
Dans un contexte où le pays fait face à d’importants besoins en matière d’infrastructures et de services de base, la diversification des sources de financement apparaît comme un levier essentiel pour relancer la croissance.
La concrétisation de ces financements dépendra toutefois de la qualité des projets présentés, des conditions fixées par la CAF et de la capacité du gouvernement haïtien à garantir transparence et bonne gouvernance dans la gestion des fonds.
Les prochains mois seront consacrés à la définition des dossiers éligibles et à la mise en place de mécanismes de suivi afin d’assurer que les ressources mobilisées répondent aux priorités nationales et aux exigences de la communauté internationale.
Source : Vant Bèf Info
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