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17 septembre 2026Version complète du site
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Hausse des déplacements internes en Haïti : un bilan alarmant au premier semestre 2026

Les chiffres de l'UNICEF montrent 2,5 M de déplacés, dont 750 000 enfants, tandis que les violences gangstériennes aggravent l'insécurité alimentaire et les déplacements récents dans l'Artibonite.

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Le premier semestre 2026 révèle une détérioration continue des conditions de vie en Haïti. Selon le dernier rapport de l'UNICEF, 2,5 million de personnes sont déplacées à l'intérieur du pays, dont 750 000 enfants. Plus de 2,8 million d'enfants ont besoin d'une assistance humanitaire et 2 088 violations graves des droits de l'enfant ont été recensées en 2025. Entre janvier et juin 2026, 11 550 enfants ont été rapatriés, mais 5,8 million de personnes restent confrontées à une insécurité alimentaire aiguë.

Nouveaux déplacements en août 2026

Au début de la semaine, une nouvelle vague de déplacements a été observée dans la section rurale de Saint‑Michel de L’Attalaye. Les gangs Kokorat sans ras et Gran‑Grif ont incendié plusieurs habitations, contraignant les résidents à fuir vers des quartiers jugés plus sûrs. Dans les quatre sections rurales de Gros Morne, les exécutions sommaires se poursuivent sous le contrôle des mêmes groupes depuis plusieurs mois, poussant davantage de civils à abandonner leurs foyers.

Réaction des forces de sécurité

Une semaine après le déploiement de la Force de Répression des Gangs (FRG) dans l’Artibonite, les unités ne sont pas encore opérationnelles. Les journalistes locaux ont constaté que les membres de la FRG nettoient le site abandonné par la MINUSTAH en vue d’y installer une base. En attendant, seules les patrouilles de la Police Nationale d’Haïti (PNH) sont visibles, avec des unités blindées qui sécurisent la route nationale. Malgré ces mesures, les commerçants évitent la route principale par crainte d’enlèvements, préférant un chemin agricole à L’Estère. Des enlèvements ont été signalés début mois près de la croix Périsse, lors du retour du gang Kokorat sans ras.

Les perspectives de retour des habitants de Mirebalais, prévues dans le cadre d’une entente avec le chef de gang local, se sont estompées. La société civile indique que le désarmement du groupe d’autodéfense « back up Ferrailles » reste la condition indispensable au retrait des bandits et au retour des déplacés.


Source : Radio Métropole
Radio Métropole

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Journaliste et contributeur de alaminuteinfo.com.

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