Inflation en décélération
Selon les dernières données de la Banque de la République d’Haïti (BRH), le taux d’inflation annuel a baissé de 21 % en avril à 18,9 % en juin 2026, marquant un ralentissement au troisième trimestre de l’exercice fiscal 2025‑2026. L’inflation sous‑jacente s’établit à 17,3 % au même mois.
Activité économique toujours en contraction
L’indice conjoncturel d’activité économique (ICAE) a reculé de 0,6 % au deuxième trimestre, contre une baisse de 2,7 % à la même période l’an passé. Sur les six premiers mois de l’exercice, la contraction globale s’élève à 0,8 %, légèrement moins forte que la diminution de 2,6 % enregistrée l’année précédente.
Politique monétaire inchangée
La BRH a choisi de conserver les taux de réserves obligatoires à 40 % pour les dépôts en gourdes et à 53 % pour les dépôts en devises. Les rendements des bons de la banque centrale restent fixés à 6 % (sept jours), 8 % (28 jours) et 11,5 % (91 jours). Au cours du trimestre, la banque centrale a réalisé des achats nets de dollars d’un montant de 98,98 millions.
Les réserves internationales brutes couvrent plus de sept mois d’importations. Les exportations du troisième trimestre s’élèvent à 118,79 millions de dollars, contre 1,305 milliard d’importations, générant un déficit commercial de 1,186 milliard de dollars. Les transferts privés totalisent 1,307 milliard de dollars sur le même intervalle, portant le cumul depuis octobre 2025 à 3,823 milliards.
Le taux de change de référence au 30 juin était de 130,5279 gourdes pour un dollar américain.
Perspectives et risques
La BRH anticipe une nouvelle contraction de l’activité économique, comprise entre 1,5 % et 1,9 % en 2026, ce qui pourrait entraîner une huitième année consécutive de recul. Les principaux risques internes identifiés sont l’insécurité, les difficultés de déplacement des personnes et des marchandises, ainsi que les tensions sur les finances publiques. À l’extérieur, les tensions géopolitiques, une possible hausse des prix de l’énergie et un durcissement des politiques migratoires pourraient affecter les transferts privés et l’offre de devises. Les aléas climatiques restent également une source de pression sur les prix alimentaires.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info







