Depuis six jours, le peuple Iranien manifestait pour dénoncer la mort de Mahsa Amini, une femme arrêtée par la police du Hijab des mœurs. Lors des protestations, dix-sept personnes, dont des manifestants et des policiers, ont trouvé la mort, selon le bilan officiel communiqué par la télévision d’Etat ce jeudi 22 septembre 2022. Cependant, l’ONG IHR, située à Oslo, a estimé qu’au moins 31 personnes ont ete tuées depuis le début des protestations.
Parmi les manifestants tués, un a été assassiné à coups de couteau le mercredi 21 septembre à Qazvin, a rapporté l’agence Fars. Les autorités iraniennes ont nié complètement l’implication des forces de sécurité dans la mort des manifestants.
Il faut rappeler que Mahsa Amini est une étudiante de 22 ans, elle a été arrêtée le vendredi 16 septembre 2022 par les forces de l’ordre pour avoir mal porté son foulard. Elle est retrouvée morte dans sa cellule en garde à vue. À noter que la police des mœurs est une brigade qui surveille le strict respect des règles vestimentaires, c’est-à-dire le port du hijab obligatoire.

La tension continue d’augmenter en Iran. Des milliers de femmes et d’hommes ont gagné les rues au quotidien pour protester contre la mort tragique de cette jeune femme. À travers une vidéo qui fait la une sur les réseaux sociaux, plusieurs femmes ont jeté leurs foulards dans le feu. Cet acte traduit la colère de la population iranienne contre ce crime horrible commis par les responsables.
Le peuple a profité de cette occasion pour rendre hommage à Mahsa Amini et pour se soulever aussi contre le régime islamique Iranien. Depuis cette semaine de protestation, le peuple transforme les mouvements en révolution, Iran est le théâtre de scènes de manifestations.
On a constaté des femmes qui lancent des slogans contre le régime islamique iranien, qui se découvrent la chevelure, se coupent les cheveux et parfois brûlent leur hijab. Et aussi des Iraniens qui ripostent à la police et qui bravent la répression. Les manifestants lancent des slogans : « Aba la dictature ».
Le journaliste de la Radio France Inter (RFI), Anne Corpet dans la rubrique décryptage a fait le point sur le dossier de Mahsa ce mercredi 21 septembre : « Mahsa Amini, Symbole de l’oppression des femmes en Iran ». Selon l’écrivaine et sociologue iranienne, Chahla Chafiq : « Le cas de Mahsa Amini n’est qu’une illustration d’une répression qui touche en réalité tous les Iraniens, au nom de la chasteté et de la morale ».
Marie-Alla Clerville









