Dans la nuit du 23 au 24 août 2026, des groupes armés ont pénétré le centre‑ville de Kenscoff, déclenchant une vague de violences qui a fait près de cinquante morts et de nombreux blessés. Parmi les victimes, une cinquantaine de civils – bébés, enfants, adolescentes et adolescents – ont été retenus en otage, selon les informations communiquées par Marie Guerda Désilus, membre de la commission municipale.
Situation humanitaire et sécuritaire
Les otages seraient dispersés dans plusieurs lieux du quartier, rendant les opérations de libération complexes. Les blessés reçoivent des soins dans différents hôpitaux, mais plusieurs d’entre eux restent dans un état critique. La Protection civile est présente pour évaluer les dégâts, qui comprennent la destruction d’une dizaine de maisons ainsi la mort d’animaux domestiques.
Le centre‑ville, autrefois animé, apparaît aujourd’hui presque désert. La commission municipale estime que près de 90 % des habitants ont fui les lieux après l’assaut. Les gangs contrôlent désormais la majorité des sections communales, notamment Bongard, Nouvelle‑Touraine, une grande partie de Sourçailles et une partie de Belle Fontaine. Des groupes armés sont également signalés à Furcy et Gerlin.
Réactions des autorités
Un message viral diffusé par les groupes armés défie ouvertement le Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé et le directeur général de la Police nationale d’Haïti, Vladimir Paraison. La visite du directeur général de la PnH au centre‑ville n’a pas apaisé les inquiétudes de la municipalité, qui juge les mesures prises insuffisantes.
Marie Guerda Désilus critique l’absence de réponses préventives malgré des alertes remontées aux plus hautes instances de l’État. Elle dénonce également l’usage de drones explosifs, jugé inefficace pour contenir l’offensive des gangs.
Face à l’escalade de la violence, la commission municipale réclame des « opérations musclées et stratégiques » ainsi qu’un renforcement des moyens alloués au commissariat local. Elle sollicite également l’appui d’organismes internationaux pour répondre aux besoins urgents des déplacés et des victimes, notamment en matière d’alimentation et de relogement.
Source : AlterPresse
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